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Une manifestation à Dakar pour condamner les atteintes aux droits de l'homme en Gambie, le 22 avril 2016. © SEYLLOU / AFP

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En Gambie, des membres et des sympathisants du principal parti d’opposition, l’UDP (parti démocratique uni) ont à nouveau été arrêtés. Ils manifestaient pour demander la libération de plusieurs dizaines de leurs camarades, arrêtés le mois dernier et jugés pour rassemblement illégal.

A sept mois de l’élection présidentielle prévue en décembre, la situation sociale, économique et politique est extrêmement tendue. Yayah Jammeh dirige le pays depuis 24 ans et l’actuelle crise frontalière avec le voisin sénégalais est venue compliquer un peu plus cette situation.

Avec notre correspondant à Dakar,  Guillaume Thibault

Asphyxie économique, blocage diplomatique, fronde de l’opposition… Suite à ses propres décisions, Yayah Jammeh se retrouve complètement isolé. En interne, malgré la répression, malgré la mort d’un cadre de l’UDP, qui exige des réformes en vue de la présidentielle prévue en fin d’année, multiplie les manifestations.

 

Avec le Sénégal, le blocage des frontières semble loin d’être réglé. Yayah Jammeh, qui a imposé une hausse des taxes sur les camions, de 4 000 à 400 000 francs CFA, avant de revenir sur sa décision, accuse désormais son voisin d’être à l’origine de ce problème. Situation paradoxale, si le président se dit désormais prêt à discuter, il exige la réouverture des postes douaniers avant toute négociation.

 

Côté sénégalais, malgré les demandes de l’Union africaine et de la Cédéao, il est hors de question de discuter dans ce contexte tendu. Après trois mois de blocage, les autorités gambiennes se plaignent de la forte baisse des revenus douaniers, mais c’est surtout la population qui souffre car les prix des denrées augmentent. Ce problème s’ajoute à la crise politique, mais visiblement, Yayah Jammeh a pour le moment choisi d’imposer sa méthode habituelle : la fermeté.

 

RFI

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