1100 cartes médicales pour les artistes : bienveillance ou poudre aux yeux ?

1100 cartes médicales pour les artistes : bienveillance ou poudre aux yeux ?

Tiens, tiens… Le régime du CNRD se découvre soudainement une âme charitable et décide d’offrir 1100 cartes médicales aux artistes de Kindia. Un geste présenté comme une grande avancée sociale, mais qui pose une question essentielle : qui finance tout ça et pourquoi maintenant ?

Dans un pays où les hôpitaux publics manquent de tout, où les médecins sont sous-payés, où les patients doivent acheter eux-mêmes leurs médicaments, voilà que le gouvernement trouve miraculeusement des fonds pour offrir des soins gratuits aux artistes. Une vraie générosité spontanée… ou une opération de séduction bien calculée ?

Une couverture médicale en plein brouillard

Les artistes bénéficiaires de ces cartes devraient peut-être se renseigner avant de se réjouir trop vite. Parce que, dans ce pays :

Car si l’État n’arrive déjà pas à garantir un système de santé décent à ses propres citoyens, comment peut-on croire que, soudainement, les artistes vont bénéficier d’une prise en charge royale ?

Cadeau empoisonné ou pur calcul politique ?

Cette initiative arrive pile au moment où le régime cherche à s’attirer les faveurs de toutes les couches de la société, à l’approche d’une élection taillée sur mesure pour Doumbouya. Après les marches forcées de soutien, les prières organisées dans les écoles, voici maintenant l’achat des consciences par le social.

Mais au fait, qui finance cette opération ?

Les artistes, nouveaux outils de propagande ?

Dans un pays où les enseignants sont en grève, les travailleurs sont sous-payés, les hôpitaux manquent de matériel de base, on trouve des fonds magiques pour cajoler les artistes. Pourquoi ? Parce que ces derniers ont une voix, une audience et une influence sur la population.

Demain, seront-ils mobilisés pour chanter les louanges de Doumbouya et justifier sa candidature ? Recevoir une carte médicale, est-ce le nouveau prix du silence et de l’adhésion forcée au régime ?

Les artistes doivent-ils se contenter d’une carte médicale jetée comme un os à un chien, ou exiger des droits réels, une reconnaissance légitime et un soutien durable ?

En attendant, si vous êtes malade et que vous n’êtes pas artiste, priez pour que votre statut change avant votre prochain rendez-vous à l’hôpital… sinon, c’est la facture qui vous attend.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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