8 Mars : Bah Oury célèbre les femmes… pendant que le régime piétine leurs droits
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Premier ministre Bah Oury a rendu hommage aux Guinéennes, les qualifiant de « moteurs du changement ». Un beau discours, des mots bien choisis… mais qui sonnent creux quand on regarde la réalité.
Car pendant que Bah Oury parle de reconnaissance et d’émancipation, les femmes guinéennes continuent de souffrir dans un pays où leurs droits sont encore largement ignorés, et où la transition actuelle ne leur offre aucune perspective.
Une célébration hypocrite ?
Si le gouvernement prenait réellement au sérieux les droits des femmes, alors :
- Pourquoi les violences basées sur le genre continuent-elles d’être minimisées ?
- Pourquoi les femmes sont-elles toujours sous-représentées dans les instances de décision ?
- Pourquoi la précarité économique frappe-t-elle en premier les femmes, sans qu’aucune politique ambitieuse ne soit mise en place ?
Des « moteurs du changement » sans moyens de changer quoi que ce soit
Les femmes guinéennes se battent chaque jour pour survivre dans un environnement hostile :
- Elles dirigent des foyers avec des revenus de misère.
- Elles subissent l’inflation sans protection sociale adaptée.
- Elles sont nombreuses à être exclues de la sphère politique, pendant que la junte place ses hommes à tous les postes clés.
8 Mars : des fleurs, des discours… et après ?
Chaque année, on célèbre la femme avec des cérémonies, des parades, des foulards colorés et des promesses. Mais le 9 mars, tout revient à la normale : inégalités, injustice, discrimination.
Si Bah Oury et son gouvernement veulent vraiment faire des femmes des « moteurs du changement », qu’ils commencent par :
- Appliquer des lois fortes contre les violences faites aux femmes.
- Garantir une meilleure représentation féminine dans les hautes sphères de l’État.
- S’attaquer aux inégalités économiques qui empêchent les femmes de s’émanciper.
Tant que ces mesures ne seront pas prises, ces discours du 8 mars resteront de la pure hypocrisie.
Les femmes guinéennes méritent mieux que des slogans. Elles méritent du respect, des actes et des droits concrets.
— conakrylemag


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