Agents du RAVEC en colère : quand l’État ne paie même plus ses propres serviteurs
Encore un scandale de plus dans la gestion chaotique de la transition guinéenne. Des agents du RAVEC (Recensement Administratif à Vocation d’État Civil) sont en colère, privés de salaire depuis plusieurs mois. Pendant que le pouvoir parle de « refondation », ceux qui travaillent pour faire avancer l’administration sont laissés sur le carreau, sans le moindre sou.
On pourrait en rire si la situation n’était pas aussi tragique. L’État, qui exige des citoyens de se faire recenser pour établir des documents biométriques, est incapable de payer ceux qui réalisent ce travail.
Des fonctionnaires fantômes, mais des impayés bien réels
On connaît la chanson : l’administration guinéenne est un gouffre sans fond où les vrais travailleurs crèvent de faim tandis que des « fonctionnaires fictifs » encaissent chaque mois leurs salaires sans bouger le petit doigt.
- Comment expliquer que ces agents du RAVEC, qui fournissent un service essentiel, ne soient pas payés ?
- Où est passé l’argent qui devait leur être versé ?
- Pourquoi, dans un pays où l’on dilapide des milliards pour acheter des blindés, on ne trouve pas quelques francs pour payer ceux qui font tourner les services de base ?
Pendant ce temps, les dignitaires de la transition ne se privent de rien. Les 4×4 rutilants continuent de rouler, les salons feutrés de Conakry continuent d’accueillir des banquets, et les fonds publics disparaissent mystérieusement.
Une administration en faillite, un État en décomposition
Si l’État ne peut même plus honorer les salaires de ses propres agents, alors quel crédit accorder à ses promesses électorales, à ses engagements de « bonne gouvernance » et à ses discours creux sur le « retour à l’ordre constitutionnel » ?
Il faut arrêter l’hypocrisie. Un pays où les travailleurs ne sont pas payés, où les hôpitaux manquent de tout, et où les prix explosent n’est pas en transition. C’est un pays en détresse, dirigé par des incompétents qui ne pensent qu’à eux.
L’argent existe, mais pas pour tout le monde
Ce n’est pas que l’État manque d’argent, c’est simplement qu’il préfère l’utiliser ailleurs :
- Des millions dépensés pour des missions inutiles et des conférences de façade.
- Des fonds engloutis dans des « projets de développement » qui n’aboutissent jamais.
- Des dépenses sécuritaires démesurées pour protéger une élite qui craint son propre peuple.
Et pendant ce temps, des citoyens honnêtes doivent quémander leur dû après avoir servi l’État.
Le RAVEC bloqué, la transition aussi
Les agents du RAVEC n’ont pas été payés, mais ils ne sont que la partie visible d’un iceberg de dysfonctionnements. Ce scandale illustre l’incapacité totale de l’État à gérer la transition.
- Comment organiser des élections crédibles si ceux qui travaillent sur l’état civil ne sont même pas rémunérés ?
- Comment espérer une administration efficace quand l’État méprise ceux qui la font fonctionner ?
- Comment croire aux discours de Doumbouya sur la « refondation » alors que le pays s’écroule à tous les niveaux ?
Quand la colère montera, il ne faudra pas s’étonner
Tôt ou tard, les Guinéens en auront assez de voir une élite insouciante profiter pendant que le peuple souffre.
Ceux qui pillent aujourd’hui l’État oublieront que, dans l’histoire récente, aucun régime fondé sur le mépris du peuple n’a survécu longtemps.
Laisser les agents du RAVEC sans salaire n’est pas juste une négligence administrative. C’est une preuve supplémentaire que ce pouvoir ne sert que lui-même, et que la transition ne mène qu’à une impasse.
— conakrylemag


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