Amara Camara à Munich : la junte vend une « stabilité » de façade pendant que la Guinée s’enfonce

Un discours hors sol, un pays sous tension

Amara Camara à Munich : la junte vend une « stabilité » de façade pendant que la Guinée s’enfonce

À Munich, devant un parterre de responsables internationaux, le ministre secrétaire général de la présidence guinéenne, Amara Camara, a vanté une « nouvelle ère très stable » en Guinée. Un discours rodé, destiné à rassurer les partenaires étrangers et à masquer une réalité bien plus sombre. Car sur le terrain, la Guinée est tout sauf stable.

Entre répression politique, crise économique et incertitudes sur la transition, le pays navigue en eaux troubles. Mais pour la junte, l’essentiel est ailleurs : soigner son image à l’international et préparer le terrain pour une confiscation du pouvoir.

Un discours hors sol, un pays sous tension

À en croire Amara Camara, la Guinée est un modèle de stabilité sous la gouvernance du CNRD. Mais de quelle stabilité parle-t-il ?

Si la junte considère que cette situation est synonyme de stabilité, c’est parce qu’elle confond l’absence de contestation visible avec une acceptation populaire. Pourtant, la colère gronde, et l’étau répressif ne suffira pas éternellement à étouffer l’exaspération des Guinéens.

Une mise en scène diplomatique pour légitimer la junte

Pourquoi Amara Camara s’évertue-t-il à vendre cette illusion de stabilité ? Parce que la junte est sous pression :

En clair, le pouvoir cherche à rassurer la communauté internationale tout en préparant son passage en force.

Une transition qui s’éternise, un pouvoir qui se consolide

Alors que le calendrier de transition est censé aboutir à des élections en 2025, tout laisse penser que la junte manœuvre pour prolonger son règne. Les ministres multiplient les tournées populistes, les discours laudateurs se succèdent, et la propagande d’État tourne à plein régime.

En réalité, ce que la junte appelle « stabilité » n’est qu’une dictature qui s’installe en douceur. Une illusion entretenue à coup de propagande, de répression et de fausses promesses.

Mais l’histoire l’a prouvé : les régimes militaires qui s’accrochent au pouvoir finissent toujours par tomber. Reste à savoir combien de temps les Guinéens devront encore subir cette mise en scène avant que la réalité ne rattrape la junte.

Oumar sylla pour conakrylemag.com

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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