Réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 11 octobre, le président Alpha Condé sera investi le 21 décembre au prochain au compte de sa deuxième mandature.
Mais la prestation du serment du professeur Condé se tiendra le 14 décembre, selon la cour constitutionnelle. La décision de la cour de séparer ces deux audiences est une première en Guinée.
Plusieurs langues se délient pour dénoncer cette «violation flagrante de la constitution». C’est le cas du juriste Mohamed Camara qui qualifie cet acte de la cour constitutionnelle d’inédit. Pour lui, en sa connaissance, nulle part sur le globe terrien, le détachement de la prestation du serment à celui de l’installation du président ne s’est tenu. Aussi, pour le juriste, cette décision est déjà très critiquée juridiquement sans fondement.
«C’est inédit. A travers le monde entier, je n’ai pas connaissance que l’on puisse détacher le serment à prêter à l’installation. Tout se fait en même temps. Parce que l’installation est la conséquence immédiate de la prestation de serment et ça se fait le même jour. Je ne vois pas comment on peut décaler la prestation de serment de l’installation effective comme si c’était une nécessité inférieure» indique-t-il
Rappelons, cette décision de la cour constitutionnelle a été rendu publique à travers un communiqué lu en milieu de semaine sur les antennes de la télévision nationale.
Oumar Daroun pour conakrylemag.com
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