Bafoé décoré : en Guinée, la fidélité au chef vaut plus que le mérite

Bafoé décoré : mérites oubliés, services rendus récompensés

Le Général à la retraite Ansoumane Camara, dit « Bafoé », vient d’être élevé à la dignité de grand officier de l’ordre national du mérite par Mamadi Doumbouya. Après l’avoir déjà casé comme ambassadeur en Guinée équatoriale, le chef de la junte ajoute une nouvelle médaille à son palmarès.

Officiellement, cette distinction récompense des « loyaux services rendus à la Nation ». Mais soyons sérieux : de quels services parle-t-on ?

Bafoé, l’homme des régimes en place

Si fidélité au pouvoir en place était une matière enseignée, Bafoé en serait le professeur émérite. Son parcours illustre le modèle parfait du fonctionnaire sécuritaire qui a su s’adapter à chaque régime, peu importe les dérives.

Le mérite, mais pour qui ?

Si cette distinction devait réellement récompenser le mérite et les services rendus à la nation, alors :

En Guinée, le mérite est une récompense réservée à ceux qui servent les hommes au pouvoir, pas le pays.

Une transition qui recycle les mêmes méthodes

Mamadi Doumbouya et son régime prétendent rompre avec les pratiques du passé, mais ce genre de distinction rappelle que la Guinée fonctionne toujours sur la base du clientélisme et de la fidélité au chef.

Le véritable ordre du mérite guinéen

En réalité, les vrais grands officiers de l’ordre national du mérite ne sont ni décorés, ni nommés ambassadeurs. Ils continuent simplement de lutter au quotidien, loin des ors de la République, dans l’indifférence générale.

Bafoé, lui, peut savourer sa médaille. Les vrais méritants, eux, continueront de se battre sans attendre de récompense.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

Author Signature for Posts

Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook
Quitter la version mobile