M. BAH OURY : DES TRANCHES DE VIE
« Deux choses m’ont marqué dans mon enfance. Premièrement, mon père qui a voulu revenir en Guinée était obligé de se cacher, marcher parce que la frontière entre la Guinée et le Sénégal était fermée, du fait de la crise diplomatique régulière entre les deux pays. Il était fatigué et malade, il est mort à la frontière à Kédougou du côté du Sénégal dans les années 67. J’ai trouvé cela profondément injuste dans ce 20e siècle que les gens soient obligés de marcher des kilomètres et se cacher pour rentrer dans leur propre pays. La deuxième chose, dans mon enfance j’ai vu beaucoup de guinéens, lorsque j’étais au Sénégal, la plupart du temps, ils étaient en haillon et relativement très amaigris et pauvres. Pour l’enfant que j’étais, je me posais la question comment se fait-il que tous ceux qui venaient de la Guinée étaient dans ces conditions ».
— conakrylemag


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