Cellou Baldé et Malado Diallo vers un rapprochement avec Doumbouya ? L’UFDG au bord de la fracture
Un séisme politique se profile à l’UFDG. Un possible rapprochement entre Cellou Baldé, Malado Diallo et le général Mamadi Doumbouya agite les coulisses et menace de provoquer une scission au sein du principal parti d’opposition.
Alors que Cellou Dalein Diallo, exilé, tente de maintenir son leadership sur un parti affaibli par la répression et les divisions internes, des cadres influents semblent prêts à jouer leur propre carte.
Si ce rapprochement se confirme, ce serait un coup fatal porté à l’UFDG, une formation déjà fragilisée par les manœuvres du pouvoir.
L’UFDG, cible d’une stratégie de division bien huilée
Depuis son arrivée au pouvoir, le CNRD a méthodiquement affaibli les partis d’opposition, utilisant répression, cooptation et manipulation des ambitions internes. L’UFDG, en première ligne face au régime, est la cible parfaite pour une opération de démantèlement contrôlé.
Cellou Dalein Diallo, maintenu hors du pays, ne peut plus diriger avec la même poigne. Son absence a ouvert la porte à de nouvelles dynamiques internes, où certains cadres, comme Cellou Baldé et Malado Diallo, pourraient être tentés de se repositionner en dialoguant avec le pouvoir.
Le schéma est simple :
- Neutraliser l’UFDG en exacerbant ses dissensions internes.
- Isoler Cellou Dalein Diallo pour le rendre politiquement inoffensif.
- Émietter l’opposition en encourageant la montée de figures plus « compatibles » avec le CNRD.
Un choix stratégique ou une trahison ?
Si Cellou Baldé et Malado Diallo décident de se rapprocher de la junte, ils devront justifier ce virage auprès d’une base militante profondément hostile au régime militaire. Pour beaucoup, accepter de négocier avec Doumbouya revient à légitimer une transition qui n’a cessé de réprimer l’opposition.
Un tel choix pourrait se traduire par une fracture nette au sein du parti :
- D’un côté, les fidèles de Cellou Dalein Diallo, refusant tout compromis avec le pouvoir.
- De l’autre, un courant plus « pragmatique », prêt à négocier pour maintenir une présence politique en Guinée.
Mais ce pari est risqué. L’histoire politique guinéenne a montré que ceux qui pactisent avec le pouvoir finissent souvent marginalisés une fois leur utilité épuisée. Le RPG en sait quelque chose.
L’UFDG peut-il survivre à une telle fracture ?
Si ce rapprochement se concrétise, l’UFDG risque de sortir profondément affaibli, voire de perdre son statut de principal parti d’opposition. Une implosion du parti laisserait un vide énorme sur l’échiquier politique, profitant directement au pouvoir militaire.
Cellou Dalein Diallo est face à un défi existentiel : comment maintenir l’unité de son parti alors qu’il est lui-même empêché d’agir directement sur le terrain ?
L’avenir de l’UFDG se joue maintenant. Si le parti se déchire, la transition militaire aura réussi là où tous les régimes précédents avaient échoué : neutraliser durablement son principal adversaire politique.
— conakrylemag


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