Le lundi 19 septembre 2022, le Président de la Transition a pris une décision d’affectations ou de nominations de magistrats. À travers ce décret, se dessine la composition de la future formation de jugement qui sera appelé à juger le dossier du « 28 septembre ». En réalité, cet acte semble être purement circonstanciel. Tout porte à croire qu’il s’agit de renforcer l’effectif du Tribunal de Première Instance de Dixinn, juridiction territorialement compétente pour connaître de cette affaire, dans la perspective de la désignation des magistrats qui vont gérer ce dossier. Sinon, comment comprendre que des présidents de tribunaux se retrouvent subitement » simples juges »? La même question se pose à propos de procureurs de la République qui deviennent, sans aucune faute de leur part, des substituts du Procureurs de la République.
Si ce n’est pas une rétrogradation, c’est loin d’être un avancement. Mais puisqu’il s’agit de gérer un » dossier spécial » qui a dû mobiliser beaucoup de moyens, on peut imaginer qu’il est prévu une compensation pour les magistrats qui « acceptent » ainsi de descendre dans la hiérarchie judiciaire, même si cela s’apparente à une mesure circonstancielle. Sans compter qu’ils pourraient garder les avantages liés à leurs fonctions précédentes.
— conakrylemag


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