Selon le secrétaire général du parti présidentiel, le Rpg-Arc-en-ciel « depuis l’indépendance, c’est maintenant que le tissu social est ébranlé » en guinée. Quelle serait la cause ? Qui sont les auteurs ? Et quels les remèdes possibles ?
L’invité de la radio Lynx Fm dont le texte a été décrypté dans un journal de la place, ne semble pas avoir la réponse à toutes ses questions. Pour autant et de façon honnête, il reconnaît explicitement que de tous les régimes qui ont géré le pays c’est maintenant que le tissu social guinéen est déchiré.
Sans citer nommément les auteurs, il attribue cette responsabilité à tout le monde. La presse, les hommes politiques et chacun des Guinéens. Est-ce vrai ? L’invité ne cherche pas à le savoir et se fait préoccuper par le phénomène en appelant la presse à faire « raccommoder le tissu guinéen ».
Ce que ne partagent pas bon nombre de citoyens qui, après tout, pense que le problème de la Guinée réside dans le système de gouvernance du pays. Ce serait à ce niveau que le remède doit partir en évitant d’enfoncer le clou de la division, de la haine, du refus du partage, de la ségrégation et de l’exclusion. Dans un pays comme la Guinée, le comportement des dirigeants impacte plus que les lois du pays, estiment d’autres observateurs.
S’il est vrai que ce haut dignitaire du régime est préoccupé par cette question, le moment est venu de le prouver au sein des instances dirigeantes du pays. La Guinée a quatre roues dit-il, se référant aux quatre régions naturelles du pays. Avec la mise place prochaine de l’Assemblée Nationale et la composition de son bureau suivies très probablement du remaniement du gouvernement, les Guinéens seront fixés sur le souci du pouvoir en place à recoller les morceaux ou à les disperser sur le terrain de la division.
La Guinée a quatre roues suppose que le pays soit géré par les fils et filles issus de toutes les régions, pris sur la base de la compétence, de la valeur, du mérite et de l’intégrité, ajoute un autre cadre de l’administration, visiblement dans le désarroi. Seule cette règle dit-il, pourrait permettre de tenir les espoirs et de conduire le pays au développement dans l’unité, la paix et la quiétude.
Ce partage des rôles, certains le diront, reviendra à accorder une place importante à chacune des régions dans la gestion du pays. Pas de simples figurants à des positions où ils sont de simples spectateurs. Et tous, les yeux resteront tournés après la proclamation des résultats définitifs des élections législatives, sur l’identité des personnes qui seront placées, nommées ou confirmées à la tête de l’Assemblée Nationale, de la Cour Suprême, et de la Primature pour un premier départ avant de compléter par les autres institutions à mettre très prochainement en place.
Ce qui est loin de se cramponner à légaliser l’union des roundés dans une région cosmopolite, réputée par sa solidarité, son hospitalité et sa culture de tolérance en mettant à dénoncer l’existence des coordinations régionales dont les conséquences sociales sont pratiquement les mêmes. A savoir l’aggravation de la division entre les communautés qui composent notre pays, la Guinée.
B.Abdallah/Aminata.com
— conakrylemag

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