Il était jusqu’à présent admis que le travail de vérification du journaliste en matière d’interview pouvait être moins approfondi que lors d’un article. Or, la jurisprudence donne un autre avis sur cette question.En effet, il est possible d’échapper à une accusation de diffamation par l’exception de vérité ou par la preuve de sa bonne foi.
La bonne foi est entendue par la jurisprudence comme devant répondre à 4 conditions cumulatives : l’absence d’animosité personnelle, la légitimité du but poursuivi, la prudence et la mesure dans l’expression ainsi que la vérification des sources.
Il était admis qu’en matière d’interview les journalistes n’avaient pas à démontrer un travail sérieux puisqu’ils se contentent de poser des questions à un tiers qui y répond.
Toutefois, la jurisprudence admise indique : « la reprise, par le journaliste, des propos tenus par un tiers, ne fait pas disparaître l’obligation à laquelle il est tenu d’effectuer des vérifications sérieuses pour s’assurer que ceux-ci reflètent la réalité des faits ».
Ainsi, le travail d’enquête devra être mené y compris dans le cadre de propos tenus lors d’une interview.
Avis à tous les intervieweurs et aux directeurs de la publication !
— conakrylemag


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