Disparitions forcées : Ousmane Gaoual maquille la répression en justice

Disparition d’opposants : Ousmane Gaoual joue la comédie de la justice

Le régime du CNRD, pris dans une spirale d’arrestations arbitraires et d’enlèvements d’opposants, tente aujourd’hui de se donner une posture de garant de l’État de droit. Ousmane Gaoual Diallo, porte-parole du gouvernement, a déclaré que « la justice situera chacun dans ses responsabilités » face aux disparitions forcées qui se multiplient en Guinée.

On croit rêver. Depuis quand un régime qui orchestre lui-même la répression prétend-il jouer les arbitres de la justice ?

Alors que les opposants, activistes et figures de la société civile sont traqués, kidnappés et parfois torturés, le gouvernement veut nous faire croire qu’il se soucie de vérité et de justice.

Mais une question demeure : qui doit réellement être jugé dans cette affaire ? Les victimes… ou leurs bourreaux ?

Un régime qui joue avec la peur

Depuis plusieurs mois, les disparitions d’opposants se multiplient en Guinée. Des figures critiques du régime sont enlevées sans explication, détenues dans des lieux inconnus, puis relâchées après des traitements inhumains ou poursuivies sous des accusations montées de toutes pièces.

Le schéma est toujours le même :

Et maintenant, Ousmane Gaoual Diallo veut nous faire croire que la lumière sera faite ?

Un État de droit transformé en outil de persécution

La justice guinéenne, sous la transition, est devenue un instrument de répression politique.

Si le gouvernement était sincère, pourquoi n’a-t-il toujours pas identifié les ravisseurs d’Abdoul Sacko, Foniké Mengué ou des nombreux autres disparus temporaires ?

Qui doit répondre devant la justice ?

Ousmane Gaoual parle de « situer les responsabilités ». Très bien. Commençons donc par les vraies questions :

Le gouvernement veut faire croire à une justice impartiale, alors que le système judiciaire est instrumentalisé pour servir les intérêts d’une junte qui cherche à se maintenir au pouvoir.

Un régime aux abois qui tente de calmer le jeu

Si Ousmane Gaoual adopte aujourd’hui un ton plus « apaisant », ce n’est pas par souci de justice, mais parce que la pression nationale et internationale devient insoutenable.

Le problème, c’est que plus un régime répressif recule, plus il révèle sa faiblesse.

Les Guinéens croient-ils encore aux discours du pouvoir ?

Personne n’est dupe. Ousmane Gaoual peut bien parler de « justice », les Guinéens savent que cette justice est aux ordres.

Mais à force de jouer avec l’arbitraire et la terreur, le régime court un risque : celui d’une révolte qu’il ne pourra plus contenir.

Car un peuple peut tolérer la misère, mais pas l’injustice permanente. Et quand la peur disparaît, les dictateurs tombent.

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