Effondrement de la route Linsan-Souguéta : Quand l’État laisse les infrastructures s’effondrer comme ses promesses

Effondrement de la route Linsan-Souguéta : Quand l’État laisse les infrastructures s’effondrer comme ses promesses

Alerte rouge sur l’axe Linsan-Souguéta ! Une fois de plus, un tronçon vital du réseau routier guinéen s’effondre, coupant la circulation et isolant des populations entières. Résultat : des milliers d’usagers bloqués, un trafic économique paralysé et un silence assourdissant des autorités.

Mais ce n’est pas une surprise. C’est le résultat d’années d’abandon, de mauvaise gestion et d’indifférence totale face aux infrastructures essentielles. Et maintenant que la catastrophe est là, le gouvernement doit agir vite… ou plutôt, enfin agir, après tant d’années d’inaction.

Un réseau routier en état de mort clinique

Ce n’est pas la première fois qu’un axe stratégique du pays se transforme en cauchemar pour les usagers. N’importe quel conducteur en Guinée le sait : prendre la route, c’est jouer à la roulette russe avec sa voiture et sa vie.

Des routes construites sans respect des normes, rapidement dégradées.
Des chantiers annoncés en grande pompe, mais jamais achevés.
Des fonds alloués aux infrastructures, mais dont personne ne voit la couleur.

En période de campagne électorale, les discours pleuvent sur l’amélioration des routes. Mais une fois le pouvoir bien en place, les tronçons s’effondrent, les promesses aussi.

Un impact désastreux sur l’économie et la population

Ce n’est pas qu’un problème d’infrastructures, c’est un véritable désastre économique et social :

Transport des marchandises bloqué : denrées alimentaires, produits agricoles, médicaments… tout prend du retard et les prix grimpent.
Accès aux soins compromis : combien de malades resteront bloqués faute de pouvoir rejoindre un hôpital à temps ?
Mobilité des citoyens entravée : travailleurs, étudiants, commerçants… tout un pan de la population se retrouve piégé.

Et maintenant ? L’urgence d’agir… mais surtout de prévenir !

Le gouvernement doit réagir immédiatement pour rétablir la circulation. Mais au-delà des mesures d’urgence, c’est tout le modèle de gestion des infrastructures qu’il faut revoir.

Auditer les chantiers publics pour identifier où l’argent disparaît.
Mettre en place un véritable plan d’entretien régulier des routes.
Sanctionner les entreprises qui livrent des travaux de mauvaise qualité.
Impliquer les populations locales pour assurer un suivi des infrastructures.

Parce qu’à force de toujours colmater en urgence, on ne fait que reporter le problème. Et demain, ce sera une autre route, une autre catastrophe, et les mêmes discours creux des autorités.

Les Guinéens méritent des routes solides, pas des nids de poule géants et des axes qui disparaissent sous la pluie. Gouverner, c’est anticiper, pas attendre que le bitume s’effondre pour réagir.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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