Élections en 2025 : Ousmane Gaoual Diallo tente de justifier l’injustifiable
Encore une pirouette du gouvernement ! Le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a tenté, sur TV5 Monde, de clarifier ce qui ressemble à une énième contradiction du régime concernant l’organisation des élections en 2025. Alors que Mamadi Doumbouya a promis la tenue de toutes les élections cette année, Ousmane Gaoual lui-même avait récemment déclaré que cela ne serait pas possible.
Pris dans cette incohérence flagrante, le ministre s’est donc lancé dans un exercice d’équilibrisme verbal, cherchant à justifier l’évident : le CNRD navigue à vue et prépare le terrain pour prolonger son règne.
Des explications confuses qui trahissent une réalité inquiétante
D’après Ousmane Gaoual Diallo, il n’y aurait aucune contradiction entre la promesse présidentielle et son propre constat de l’impossibilité de tenir toutes les élections en 2025.
- D’un côté, on nous assure que le « cap » fixé par Doumbouya est clair.
- De l’autre, on nous explique que des « impératifs du temps » et une « longue saison des pluies » pourraient bouleverser le calendrier.
Bref, tout est prévu… sauf que rien ne l’est vraiment.
À ce stade, on ne peut s’empêcher de se poser la question : le CNRD est-il réellement engagé à organiser des élections, ou trouve-t-il des excuses pour retarder encore la fin de la transition ?
Un processus électoral conditionné… à un référendum douteux
Autre point qui soulève de sérieux doutes : selon le porte-parole du gouvernement, tout dépendra de l’adoption d’une nouvelle constitution via un référendum.
- Ce référendum sera-t-il organisé de manière transparente ou manipulé pour servir les ambitions du CNRD ?
- Pourquoi le régime met-il autant d’empressement à faire passer une constitution taillée sur mesure, avant même de planifier des élections crédibles ?
- Une fois ce référendum adopté, le gouvernement ne trouvera-t-il pas d’autres excuses pour repousser les échéances électorales ?
Le schéma est clairement celui d’un régime qui ne veut pas lâcher le pouvoir et qui prépare les conditions pour un maintien déguisé sous couvert de légalité.
Une stratégie bien rodée pour prolonger la transition
Le CNRD ne fait que répéter les méthodes classiques des régimes militaires en quête de légitimation :
- Faire miroiter une transition « crédible et transparente ».
- Multiplier les prétextes techniques et climatiques pour ralentir le processus.
- Imposer une nouvelle constitution qui servira à légaliser leur maintien au pouvoir.
- Repousser les élections en invoquant des difficultés logistiques.
- Finir par organiser un scrutin truqué, avec un Doumbouya candidat imposé par « la volonté populaire ».
En clair, le scénario est cousu de fil blanc, et les déclarations d’Ousmane Gaoual Diallo ne font que confirmer ce que beaucoup soupçonnaient déjà : le CNRD ne compte pas quitter le pouvoir de sitôt.
Les Guinéens accepteront-ils cette mascarade ?
Les Guinéens ne sont pas dupes. Ils savent que les saisons de pluie n’ont jamais empêché les élections dans le passé. Ils savent aussi que l’obsession du CNRD pour une nouvelle constitution n’est qu’un prétexte pour repousser l’inévitable.
Alors la vraie question est : le peuple acceptera-t-il d’être encore une fois berné par un régime qui ne respecte ni ses engagements ni sa parole ?
Car si l’histoire nous a appris quelque chose, c’est que les régimes militaires finissent toujours par être rattrapés par la colère populaire…
— conakrylemag


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