Enlèvement d’Abdoul Sacko : le gouvernement brise enfin le silence… pour noyer le poisson

Enlèvement d’Abdoul Sacko : le gouvernement brise enfin le silence… pour noyer le poisson

Après plusieurs jours de silence assourdissant, le gouvernement guinéen a enfin réagi à l’enlèvement brutal d’Abdoul Sacko, figure active de la société civile et coordinateur du Forum des Forces Sociales de Guinée. Mais plutôt que d’apporter des explications claires et des garanties sur son engagement à protéger les droits fondamentaux, la réponse officielle ressemble à une tentative maladroite de diversion, visant à minimiser la gravité des faits et éviter toute remise en question du régime.

La vraie question est donc la suivante : le CNRD va-t-il réellement chercher les coupables ou se contentera-t-il de gagner du temps en espérant que l’affaire se tasse ?

Un kidnapping qui en dit long sur l’état du pays

L’enlèvement d’Abdoul Sacko n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, les disparitions forcées, les arrestations arbitraires et l’intimidation des voix dissidentes se multiplient, instaurant un climat de peur qui rappelle les pires années de répression en Guinée.

Les faits sont troublants :

Si l’État n’est pas responsable, alors comment peut-il justifier son incapacité à garantir la sécurité des citoyens ?

Une réaction tardive et peu convaincante

Face à l’indignation grandissante, le gouvernement n’avait plus d’autre choix que de réagir. Mais sa déclaration manque cruellement de clarté et de fermeté.

Ce silence complice confirme ce que beaucoup soupçonnaient déjà : le CNRD, au lieu de garantir les libertés, devient un acteur majeur de la répression.

La stratégie du régime : faire peur et réduire toute contestation au silence

L’objectif de ces enlèvements est clair : faire taire les voix qui dénoncent les dérives de la transition.

La transition guinéenne, qui prétendait restaurer la démocratie et l’État de droit, est aujourd’hui synonyme de peur, de censure et de violations systématiques des droits humains.

Le peuple laissera-t-il passer cette nouvelle dérive ?

Si le gouvernement pense que les Guinéens vont se contenter de cette réponse molle, il se trompe lourdement. L’indignation est grande, et l’opinion publique ne se laissera pas manipuler aussi facilement.

Le CNRD est à un tournant : soit il se ressaisit en mettant fin aux enlèvements politiques et en garantissant un minimum de transparence et de justice, soit il continue sa dérive autoritaire, au risque de provoquer une explosion sociale qu’il ne pourra plus contrôler.

Mais une chose est sûre : l’histoire retiendra que sous Mamadi Doumbouya, la Guinée a renoué avec les méthodes sombres des régimes dictatoriaux.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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