Faut-il se taire sur les violations du code de procédure pénale et accepter de subir des exactions pour ne pas avoir des ennuis judiciaires ?

Près d’une vingtaine d’hommes appartenant à une unité opérationnelle de la police, portant des cagoules qui dissimulent leurs visages et des armes, se rendent au domicile d’un citoyen. Certains d’entre eux escaladent le mur de clôture de son habitation, d’autres forcent le portail au lieu de demander qu’on leur ouvre. Ils le trouvent en compagnie de son épouse et d’un de ses collègues. Ils l’arrêtent en même temps que ce dernier dans des conditions musclées, en brutalisant son épouse dont le seul tort est d’avoir tenté de leur demander s’ils étaient munis d’un mandat. Ils mettent à sac la maison et s’en vont avec les deux.

Très curieusement, ce sont ces hommes qui se plaignent de violences et de voies de fait. Comment deux hommes de faible corpulence et une femme peuvent-ils exercer des violences et voies de fait sur des hommes aussi redoutables? C’est vraiment David contre Goliath, sans compter que David n’avait pas sa fronde dans ce combat déjà déséquilibré.

Par ailleurs, ces mêmes hommes se plaignent d’outrage à agents. Et c’est le service dont ils relèvent qui procède à l’enquête préliminaire relative à cette infraction. On ne peut pas être juge et partie. En plus, il est incompréhensible par ailleurs que des citoyens soient poursuivis pour outrage à agents pour avoir dénoncé les méthodes d’une unité qui s’écarte de plus en plus de la loi. Faut-il se taire sur les violations du code de procédure pénale et accepter de subir des exactions pour ne pas avoir des ennuis judiciaires ?
Personne n’est au-dessus de la loi.

Me Mohamed Traoré

PAR CONAKRYLEMAG.COM

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