Il ne fait aucun doute que les autorités ont le droit de lutter contre les menaces à la sécurité et de protéger la population. Toutefois, elles peuvent le faire tout en respectant les protections relatives aux droits humains inscrits dans la Constitution guinéenne et le droit international.
Le fait que des atteintes aux droits humains soient encore commises au nom de l’état signifie que les autorités guinéennes ne prennent toujours pas en considération l’ampleur des violations perpétrées dans notre pays au nom de cet état.
Cette arrestation du chanteur Élie, KAMANO dans des conditions inhumaines et brutales sous le regard interdit des populations est abjecte. Que cette arrestation soit liée simplement à la déclaration de soutien à mouvement de grève légitime est inacceptable.
Tout ceci montre que la Guinée n’est pas gouvernée dans la sérénité par un chef d’État prompt à prendre en considération n’importe quelle rumeur colportée par des délateurs professionnels.
La violence des forces de l’ordre doit cesser immédiatement et la liberté garantie à tous.
Nous exigeons la libération immédiate du chanteur Élie KAMANO et le respect des droits et libertés qui nous garanties dans nos lois.
— conakrylemag


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