Guinée : Abdoul Sacko retrouvé en état critique après son enlèvement et sa torture
L’activiste et acteur de la société civile Abdoul Sacko, enlevé dans la matinée du mercredi 19 février 2025 par des hommes armés, a été retrouvé dans un état critique en pleine brousse près du camp 66, à Forécariah. Ce sont des paysans qui l’ont découvert, abandonné et grièvement blessé, selon ses avocats.
Dans un communiqué, Me Almamy Samory Traoré et Me Sékou Abdoul Sacko ont confirmé que leur client a été torturé avant d’être relâché, sans que l’on sache encore l’identité exacte de ses ravisseurs.
“En attendant le rapport médical complet de cette clinique, notre client est placé dans un lieu sûr pour des raisons de santé et de sécurité.”
Un enlèvement politique qui tourne à la tentative d’intimidation extrême
L’enlèvement d’Abdoul Sacko n’est pas un fait isolé. Depuis plusieurs mois, les kidnappings de figures de la société civile et de l’opposition se multiplient en Guinée. La méthode est toujours la même : interpellation musclée par des hommes non identifiés, disparition forcée, puis réapparition après des sévices.
Cet épisode marque une nouvelle escalade dans la répression politique orchestrée sous la junte. Désormais, il ne s’agit plus seulement d’arrêter et d’intimider, mais bien d’envoyer un message clair à tous ceux qui osent défier le pouvoir : personne n’est à l’abri.
Une impunité totale ?
Les avocats d’Abdoul Sacko demandent des poursuites judiciaires contre les responsables de cet enlèvement et des tortures infligées à leur client.
Mais une question demeure : le Procureur de la République osera-t-il réellement enquêter sur une affaire qui semble directement liée aux pratiques répressives du régime ?
Jusqu’ici, aucune arrestation n’a été effectuée dans les précédents cas d’enlèvements d’opposants. L’impunité reste la règle, renforçant un climat de peur et d’arbitraire.
Le CNRD joue avec le feu
Avec cet enlèvement suivi de tortures, le pouvoir militaire franchit une nouvelle ligne rouge. Jusqu’à quand les Guinéens accepteront-ils de vivre sous la menace constante de la répression ?
Si le régime pense gouverner par la terreur sans conséquences, il sous-estime le pouvoir de la colère accumulée. Tôt ou tard, les exactions qu’il commet finiront par provoquer une réaction à la hauteur des injustices subies.
Abdoul Sacko a survécu. Mais combien d’autres subiront le même sort avant que la peur ne cède à la révolte ?
— conakrylemag


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