« Kush » : La drogue qui consume la jeunesse ouest-africaine dans l’indifférence générale

« Kush » : La drogue qui consume la jeunesse ouest-africaine dans l’indifférence générale

Un fléau silencieux est en train de ravager la jeunesse ouest-africaine, et la Guinée n’y échappe pas. Son nom ? Le « Kush », une drogue de synthèse aussi destructrice qu’abordable, qui s’infiltre dans les quartiers, sème la misère et transforme ses consommateurs en zombies vivants.

Pendant que les dirigeants se préoccupent de conserver le pouvoir, pendant que les élites s’enrichissent sur le dos du peuple, une génération entière est sacrifiée sous le regard complice des autorités, incapables d’enrayer cette épidémie.

« Kush » : une bombe à retardement sociale

Le Kush n’est pas une drogue comme les autres. Mélange de produits chimiques dangereux, d’ammoniaque, d’herbes trafiquées et d’opiacés, il provoque :

Le résultat est effrayant : des jeunes qui errent comme des spectres dans les rues, incapables de s’exprimer normalement, perdus entre hallucinations et crises de convulsions, parfois prêts à tout pour une dose, y compris voler ou se prostituer.

La scène est la même de Conakry à Freetown, de Bamako à Abidjan : le Kush s’étend comme une traînée de poudre, et personne ne semble prêt à l’arrêter.

Où sont les autorités ? Où est la riposte ?

Face à cette catastrophe, les autorités jouent aux aveugles. Pas de véritable plan de lutte, pas de réhabilitation sérieuse pour les victimes, pas de traque efficace des trafiquants.

La vérité est simple : ce trafic existe parce que certains, bien placés, y trouvent leur compte.

Une jeunesse sacrifiée sur l’autel de l’incompétence et de la corruption

Pendant que les fils et filles des dirigeants étudient à l’étranger, les enfants du peuple sombrent dans l’enfer du Kush.

La vraie question n’est pas seulement « comment combattre le Kush », mais surtout « qui a intérêt à ce que cette drogue prospère ? »

La Guinée va-t-elle laisser sa jeunesse mourir sous ses yeux ?

Si rien n’est fait, le Kush ne sera pas qu’un problème de santé publique, mais une véritable bombe sociale. Une génération sacrifiée, c’est un pays condamné à l’instabilité, à la violence et à la régression.

Le combat contre cette drogue doit être une priorité nationale, bien au-delà des discours creux et des demi-mesures. Sinon, dans quelques années, il ne restera que des ruines… et des regrets.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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