Dégradée, parsemée de cavité, de boue et de flaque d’eau, la route nationale numéro un est dans état désastreux. Cette route qui permet de relier la capitale Conakry aux autres grandes villes du pays, est devenue en ce moment un véritable casse-tête pour les usagers.
Le tronçon qui joint le kilomètre 36 à Coyah est presque impraticable et se dégrade du jour au jour. A l’entrée de la ville de Kindia, on rencontre des fossés en plein milieu de la route et quelques fois, les virages les plus dangereux, ce qui accentue le risque d’accidents graves chaque jour.
A Mamou c’est le même constat, et pire, c’est en plein centre-ville sous les yeux des autorités régionales. A quelques kilomètres là, à la sortie de la ville en allant vers Dalaba, il y a des endroits où le goudron n’existe plus, des excavations se trouvent même sur les ponts. Malgré le reprofilage effectué par le gouvernement, la pluie en a détérioré encore.
Dans certaine localité ce sont les jeunes habitants qui essayent de réhabiliter la route à ces endroits, moyennant la générosité des transporteurs. Justement ces transporteurs se plaignent, les passagers aussi, car en plus du retard que cela leur cause, s’ajoute des cas d’accidents très fréquents à laisser entendre un chauffeur de taxi.
Et les débris de véhicules qu’on peut encore rencontrer tout au long du trajet peuvent en être une illustration. Ainsi, circuler sur l’une des routes essentielles du pays s’avère un véritable labyrinthe. A quoi sert donc le Fond d’Entretien Routier ?
— conakrylemag