De mes échanges avec les professeurs de mes enfants, mes contacts avec des amis enseignants, j’ai pu conforter ma conviction selon laquelle, le fonctionnaire guinéen est un roc sur lequel beaucoup de personnes comptent.
J’ai aussi identifié le retard dans la disponibilité de leurs droits financiers (contrairement aux primes d’incitation de 5 millions dont parle le ministre-mathématicien) comme un obstacle à leut plein épanouissement, à leur motivation au bénéfice de leurs apprenants. On ne peut pas attendre d’un enseignant démotivé, un rendement à la hauteur des enjeux.
En gros, les enseignants se battent pour que leurs familles, même les plus éloignées, puissent déposer honorablement la marmite sur le feu.
Au regard de l’effet domino ainsi établi, ceux qui bloquent la progression des enseignants, ne font pas seulement mal aux enseignants. Ils empêchent certains proches de ces derniers, de partir à l’école, se soigner, se lancer dans les micro entreprises…
Ils font en sorte que certains membres de leurs familles ne soient pas en mesure de se soigner, et ils font en sorte que l’enseignant devienne la risée du quartier, le symbole de l’échec, aux yeux de la société…
Que Dieu donne aux enseignants de ne jamais manquer de quoi maintenir la flamme de la dignité intacte. Bonne rentrée scolaire !
Abdoulaye Sankara Abou Maco journaliste écrivain
— conakrylemag


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