Le RPG met en garde Doumbouya contre le piège du pouvoir

Présidentielle 2025 : Le RPG met en garde Doumbouya contre le piège du pouvoir

Le RPG Arc-en-ciel, ancien parti au pouvoir, semble prendre des allures de conseiller politique pour Mamadi Doumbouya. En réaction aux appels insistants pour une candidature du chef de la junte à la présidentielle de 2025, le parti d’Alpha Condé met en garde :

« Pourquoi voulez-vous le forcer ? C’est comme ça que vous avez enfoncé Dadis dans des problèmes. »

Un avertissement lourd de sens, qui rappelle le destin tragique des anciens putschistes guinéens et les dangers qui guettent Doumbouya s’il cède à la tentation du pouvoir absolu.

Mais ce discours du RPG est-il sincère ou cache-t-il une stratégie pour affaiblir Doumbouya ?

L’histoire se répète : le syndrome des putschistes piégés par le pouvoir

Le RPG a raison sur un point : chaque chef militaire guinéen qui s’est laissé séduire par les sirènes du pouvoir a fini par être emporté par sa propre ambition.

Aujourd’hui, l’histoire semble vouloir se répéter avec Mamadi Doumbouya.

« Ceux qui l’encouragent aujourd’hui à rester en poste seront les premiers à le fuir si la situation tourne mal », semble sous-entendre le RPG.

Le message est clair : si Doumbouya s’obstine à transformer une transition en une présidence à vie, il finira comme ses prédécesseurs.

Le RPG sincère… ou une manœuvre politique ?

Mais attention : le RPG ne parle pas par simple souci de préservation démocratique.

Ce n’est donc pas une leçon de morale démocratique, mais plutôt une stratégie politique bien ficelée.

Doumbouya écoutera-t-il l’avertissement ou succombera-t-il à l’illusion du pouvoir ?

Le véritable enjeu, c’est de savoir si Mamadi Doumbouya a la lucidité de ne pas tomber dans le piège de l’égo et des faux soutiens.

Aujourd’hui, on le pousse à croire qu’il est indispensable, qu’il est aimé du peuple, qu’il doit « répondre à l’appel des Guinéens ». Mais demain, quand il sera affaibli, qui restera à ses côtés ?

Car l’histoire de la Guinée l’a prouvé : les régimes militaires finissent toujours par être abandonnés par leurs propres partisans lorsque les temps deviennent durs.

Doumbouya a deux choix :

  1. Organiser une vraie transition et quitter le pouvoir dignement, devenant ainsi un militaire respecté.
  2. S’accrocher comme ses prédécesseurs et finir emporté par une crise qu’il ne pourra plus contrôler.

Le RPG, malgré ses propres intérêts cachés, lui tend un avertissement que tout chef militaire devrait méditer.

Mais la question reste ouverte : Mamadi Doumbouya écoutera-t-il l’histoire ou fera-t-il comme ses prédécesseurs, condamné à la chute par son propre aveuglement ?

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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