Comme d’habitude, les années se suivent et se ressemblent : débordantes de bons voeux follement optimistes au début et un bilan généralement mitigé à la fin, pour ne pas dire plus, puis c’est reparti pour un tour.
Après cette joyeuse foire de bises à la « santé, prospérité et tout le bataclan », on laisse le soin à l’année nouvelle de s’installer à son rythme immuable de trois cent soixante-cinq jours, voire trois cent soixante-six quand ça lui chante, douze mois scandaleusement inégaux et cinquante-deux semaines précises…
on vous passe les détails secondaires, bref, une année nouvelle, que tout le monde attend avec une certaine dose d’impatience sans trop savoir pourquoi, s’installe et se met à vous jouer de vilains tours.
Nous voici donc en 2020 – peu importe le siècle ou le millénaire car tout ça fait aussi partie de la kermesse.
Evidemment, on espère, cette fois encore, que cette année-là sera positivement différente des autres, même si, au départ, elle présente les mêmes handicaps : Alpha Condé est toujours malinké, donc ses tanatès se suivent toujours, les Forestiers boivent toujours autant le bangui, Dalein n’est toujours pas président et les militaires qui ont zigouillé leurs compatriotes un 28 septembre courent toujours…
Le Lumpen, lui, peine à trouver sa pitance quotidienne et tremble à l’idée, probablement sans fondement, d’une dévaluation du franc guinéen si on entrait dans leur Eco. Pourquoi s’en faire d’ailleurs puisqu’on n’a pas le moindre sou vaillant ? On ne peut perdre que ce qu’on a. A l’inverse, on pourrait rétorquer avec le sage qu’on est riche des biens dont on sait se passer.
Enfin, on espère qu’elle va bien se passer globalement pour tous cette année, car une chose est sûre : bonne ou mauvaise, elle va passer. Le temps n’oublie de passer que pour ceux qui trépassent.
Un vieux qui meurt c’est une bibliothèque qui brûle; un poète immortel de la Négritude qui s’éteint, c’est une horloge presque centenaire qui s’arrête. Ne vous arrêtez donc pas en si bon chemin, courez, gagnez du temps car là est l’argent. Bonne année mes frères.
— conakrylemag


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