Tout ça pour ça ? Malgré plusieurs tués, des familles endeuillées, des commerces en ruines, notre lutte pour un idéal inexistant, conduit au regret. La pluie annoncée arrive avec une violente tornade. De rien n’a été de toutes les promesses faites.
La lassitude qui gagne nos cœurs, le désespoir qui caractérise chacun et le regret qui enveloppe notre fou rêve de tout renverser amènent à parler d’une lutte perdue, du temps perdu et du peuple perdant.
A la place de l’intelligence, nos palpitations du cœur ont pris le dessus. On est pas tous responsables mais tous, condamnés pour avoir échoué à surpasser nos égos et à redimensionner notre rêve collectif non pas au péril de la nation mais à la stabilité de la République.
Par réalisme politique basé sur un idéal démocratique, la Guinée se porterait mieux et la République dominerait de toute passion personnelle et de toute émotion érectile.
Rien n’est encore tard. Le dialogue, est l’ultime solution pour bâtir le vrai dans cette illusion perdue.
On a essayé la lutte pour un résultat désolant. Faisons l’économie des vies, mettons nos intelligence à notre service et pour le bonheur de notre patrimoine commun afin de sortir de cette infernale politisation de notre avenir.
Même Dieu est fâché avec le guinéen. Et s’il ne l’est pas, il n’est point content de nous.
Notre égoïsme surdimensionné, notre volonté outrancière de la domination du « moi », rend notre existence difficile et met en difficulté notre volonté de fonder une nation. On est dégoûtant, dérangeant et méprisant. Notre valeur d’échange, c’est l’enfer actuel qu’on a en partage. Ni riche ni pauvre, ni gouvernant ni gouverné personne ne vit de manière convenable.
Il est temps de se repentir et d’implorer la grâce divine. Mettons-nous d’accord. Allons à la table du dialogue sans position tranchées, sans stéréotypes, pour parler de notre Guinée, de notre démocratie et de devenir.
De quelle Guinée nous rêvons ?
Oui, c’est possible. C’est bien possible. Le langage de la rue a ses thérapies démocratiques mais pas la solution à nos malheurs.
Dans cette Guinée de honte et de mépris, personne ne gagne. Nous sommes tous, sans exception aucune, des perdants.
La vérité qui s’impose de nos jours, est de se dire que nous faisons honte et que nous devons changer.
Allons au dialogue, c’est là où, se trouve notre bien commun.
Mais, il doit être sincère, vrai, définitif et thérapeutique que d’être cosmétique et éphémère.
On doit avoir honte, maintenant. Ça suffit !
Par Habib Marouane Camara, Journaliste-Chroniqueur.
— conakrylemag


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