Nouvelle équipe gouvernementale

Entre sorcières, Bacchus et Diakanké Instruits

Nouvelle équipe gouvernementale
Entre sorcières, Bacchus et Diakanké Instruits
Une nouvelle année, une élection et… un gouvernement en gestation. Après la compétition électorale, Mamadi Doumbouya doit s’atteler à constituer son équipe pour mener la barque du pays. Et là, l’évidence saute aux yeux, un Premier ministre, forcément, mais aussi des ministres.
Il n’est plus question de laisser la sélection se faire sous l’influence des ToKtok (ou TikTok) à la Bibiche ou des influenceurs à la Makossa, ou c’est Makosso même. Le temps est venu pour des hommes et des femmes d’État qui respirent le sérieux, l’intégrité et… la sobriété. Oui, vous avez bien lu, sobriété ! Parce qu’il y en a au moins deux actuellement qui, visiblement, connaissent mieux le contenu de bouteilles que celui des dossiers. Bacchus et sainte Monique, ne s’entendant pas vraiment, pourraient déjà partir en vacances. La gouvernance n’a pas besoin de figures éméchées mais de clarté, de lucidité, et d’une vision à long terme, avec un esprit… sportif et une… justice équitable.
Et que dire de ces deux sorcières Karaba ? Leurs poisons sont déjà connus : le venin de la haine et de la jalousie infantile. Si elles pouvaient s’éclipser discrètement pour aller semer leur malfaisance ailleurs, ce serait déjà ça de gagné. En 2026, l’amour, la réconciliation et le vivre-ensemble doivent être les maîtres-mots du gouvernement, pas les vieux sortilèges. M’mah Touré devrait ranger ses cauris pour une fois, l’heure est au flirt et au roucoulement.
N’oublions pas les mythomanes ! Non, on ne parle pas de vos voisins qui exagèrent quand ils reviennent de Bengué et racontent des mensonges comme s’ils étaient allés sur la planète Mars, mais bien de ceux qui rivalisent de fausses promesses et de récits à couper le souffle. Alétheia et Dolos, les divinités grecques de la vérité et de la tromperie, ne devraient pas figurer dans la même équipe, c’est contre-productif. Je continue ou j’arrête ? Eh bien, je m’arrête ici pour éviter de choquer davantage vos sens déjà bien écorchés.
Cela dit, il est un point qu’il ne faudrait surtout pas perdre de vue, et il touche à l’inclusion. En effet, il n’est pas donné tous les jours de voir un gouvernement se souvenir qu’il existe aussi des Diakanké instruits, oui, instruits ! Certes, ils ne courent pas les rues et sont à chercher à la loupe, mais pour une fois, il serait judicieux d’ouvrir l’œil et de penser à ce groupe, si longtemps relégué depuis le 5 septembre 2021. Qui sait quatre Diakanké au gouvernement ne serait-il pas judicieux ? Ou un Diakanké à la Primature, histoire de rappeler à la minorité qu’elle a, elle aussi, sa place au banquet de l’État. Mais attention, il faut que ce soit un vrai Diakanké, de souche, pas comme cet autre-là, doté d’un curieux don d’ubiquité, capable de naître à deux endroits à la fois pour mieux esquiver ses propres responsabilités.
Allez, Doumbouchou, fais-nous un gouvernement à la hauteur de l’événement, et n’oublie pas qu’en 2026, les sorcières et les adeptes de Bacchus auront laissé leur place à des bâtisseurs de paix et de prospérité.

Bon, ce compte est sans doute piraté, à moins que ce ne soit encore l’IA, éternel souffre-douleur de nos égarements, que l’on accuse dès qu’il faut se dérober à ses propres responsabilités.

Pat Abou Maco

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

Author Signature for Posts

Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook
Quitter la version mobile