Aujourd’hui la forêt est dans le tourment, partagée entre la nostalgie de son fils ainé, éloigné d’elle il y’a de cela une décennie, et son second fils qui, en absence de son frère, tente de rassurer son « peuple » aux abois qui lui jette la pierre de la trahison, de l’égoïsme, et du népotisme.
Tantôt, elle pleure parce qu’on lui a pris sa terre, tantôt elle accuse, parce que celui-ci ou celui-là n’est pas intervenu pour assurer sa défense, et assoir son intérêt. Elle tourmente! Pourtant, cette terre, ses biens, elle les a vilipendées, vendues aux enchères aux premiers venus. Et si aujourd’hui elle est victime de sa sagesse, elle n’a qu’à s’en prendre à elle-même.
Le « peuple » forestier est déprimé, blessé dans son amour propre parce qu’il se voit orphelin, livré à lui-même. Tel un névrosé à la recherche de soulagement, il accuse tout et tout le monde, doute de tout et de tout le monde, s’en prend à tout, et exige à tous sa place, comme s’il fallait d’un simple revers de main ou de revolvers pour se faire entendre et mériter les grâces de Dieu. Quelle place réclame-t-il d’ailleurs ?
Pourquoi se victimise-t-il ? Autant de questions qui me titillent l’esprit et auxquelles j’ai voulu donner quelques tentatives de réponses pour me soulager la conscience. D’abord rien n’arrive au hasard et toute chose a une signification, ai-je appris à la porte de la psychologie.
Quand un fils demande son indépendance, il y’a une raison : c’est l’envie de liberté, d’imposition et de suprématie. Les grands hommes se battent pour se faire une place, bonne ou mauvaise, peu importe. Par contre, ceux qui refusent de prendre leur place par souci d’être calomnié, méprisé, persécuté, se recroquevillant dans leur coquille avec pour seule force l’inertie, ne doivent pas rejeter la faute de leur misère sur le dos de ceux qui sont actifs et qui exigent leur place à tout prix. « On dit que le bonheur est d’être à sa place.
C’est vrai. Mais demandons-nous si nous sommes à notre place dans notre rôle d’homme qui doit penser, éduquer les autres et agir sur le monde ». La victimisation est l’œuvre des faibles, ceux qui ne savent pas s’adapter aux conditions de la vie, ces gens-là, s’ils ne savent pas se taire, travailler et amener ce qu’ils réclament de normal pour leur peuple, tant pis pour eux.
Le monde évolue et on s’en fout des trainards.
PAR CONAKRYLEMAG.COM
— conakrylemag

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