Panique à Entag : Qui a volé les zizis ?

Panique à Entag : Qui a volé les zizis ?

À Conakry, l’affaire fait grand bruit. Ou plutôt, fait disparaître des bruits… masculins. Dans le quartier d’Entag, plusieurs hommes jurent que leur entrejambe a été victime d’un braquage mystique. Un Simbo, un de ces guérisseurs traditionnels aux pouvoirs aussi redoutés que mystérieux, aurait jeté un sort à la vitesse de l’éclair. Résultat ? Des attributs qui s’évaporent comme du beurre sous le soleil de Conakry.

Un Simbo aux pouvoirs… trop efficaces ?

Tout commence lorsqu’un certain Simbo arrive dans le quartier et commence à exhiber son savoir-faire. Un sceptique dans la foule ose le contredire. Malheur ! C’est alors que, selon les témoins, il aurait soufflé un vent chargé de mysticisme pur, et hop, plusieurs hommes ont senti qu’il manquait quelque chose… en bas.

« J’ai regardé, j’ai touché… Rien ! Disparu ! » témoigne un des infortunés, encore sous le choc. Un autre ajoute, visiblement traumatisé : « J’ai couru voir un imam. Après des prières et un peu d’eau bénite, Alhamdoulillah, j’ai récupéré mon bien ! » Un miracle en direct.

Un mal contagieux ?

Pire encore, le phénomène ne s’arrêterait pas là. D’après certains témoins, il suffirait d’être dans la zone pour être frappé par la mystérieuse évaporation. « Moi, je n’étais même pas là, et j’ai senti quelque chose disparaître ! » raconte un autre, comme s’il venait d’échapper à une attaque de pickpocket invisible.

Les autorités en alerte

Face à cette série de disparitions génitales, les habitants d’Entag appellent à une intervention urgente. « Il faut attraper ce Simbo avant qu’il ne décide de viser d’autres parties du corps ! » lance un témoin inquiet. Imaginez un instant si demain, on parle de disparition de bras, de têtes ou – pire – de portefeuilles ?

Retour à la normale… ou presque

Heureusement, plusieurs victimes assurent avoir retrouvé leur bien après un passage express chez un imam, preuve que la solution était sans doute plus spirituelle que médicale. Mais l’histoire a laissé des séquelles : dans les rues d’Entag, plus aucun homme ne marche tranquille. On se regarde, on vérifie discrètement, et surtout… on évite de croiser un Simbo trop bavard.

Moralité : dans certains quartiers, mieux vaut garder sa langue et ses affaires bien en place, au risque de finir avec un terrible doute sur son anatomie.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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