Pourquoi faire à une victime le reproche d’exprimer sa douleur ou de dénoncer le tort qu’elle a subi ?
Si une autre victime choisit librement de se taire sur sa douleur pour des raisons qui lui sont propres, elle ne peut imposer la même attitude à l’autre. Dire qu’on a été victime d’une violation grave de ses droits ne veut pas qu’on est la seule victime ou qu’on est plus victime que toute autre victime. Ce n’est pas non plus une victimisation. C’est le rappel d’une situation qu’on a vécue de manière directe ou indirecte. Et c’est peut-être l’une des garanties de la non- répétition des actes répréhensibles que commettent des individus au nom de l’État.
Se taire sous le prétexte de favoriser le pardon et la réconciliation n’est pas forcément la bonne attitude. Pour panser les plaies et arriver à une véritable réconciliation- bien que beaucoup n’aiment pas ce terme- il y a tout un processus qui a fait ses preuves ailleurs. On ne soigne pas une plaie en la recouvrant simplement d’un sparadrap. Elle finit par s’infecter et se gangrener.
Lorsqu’on a subi une violation grave et manifeste de ses droits, on ne se victimise pas; on est victime. Il est donc absolument inadmissible qu’on diabolise la victime et non le bourreau.
— conakrylemag


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