Les amendes remplacent les peines de prison pour les journalistes jugés coupables de diffusion de fausse nouvelle ou de diffamation, au Burkina Faso.
Les professionnels des médias se sont réjouis de l’adoption, vendredi, du code de la presse par le Parlement de transition.
Mais les montants des amendes, qui varient de un à cinq millions de francs CFA, risquent d’entraîner la faillite des entreprises de presse, selon eux.
« La nouvelle disposition fait peser de graves risques sur les entreprises de presse, l’emploi des journalistes et de nombreux autres secteurs d’activité liés au monde des médias », a jugé le président de la Société des éditeurs de la presse privée du Burkina, Lookmann Sawadogo.
Les amendes ne devraient pas dépasser un million de francs CFA, a-t-il dit à l’AFP.
Dans une première version du nouveau code de la presse, le gouvernement avait prévu des amendes de 10 à 15 millions de francs CFA.
En cas de récidive pour les délits d’outrage, d’injure et de diffamation, le double de la peine sera prononcé, selon le texte.
Il a été voté par 58 voix pour, une voix contre et sept abstentions.
L’ancien code de l’information, voté en 1993, condamnait le journaliste à une peine d’emprisonnement assortie d’une amende de 500 mille à un million de francs CFA.
— conakrylemag

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