Prisons en Guinée : Le ministre de la Justice découvre enfin l’enfer carcéral ?

La Maison centrale : une prison politique plus qu’un centre de réhabilitation

Prisons en Guinée : Le ministre de la Justice découvre enfin l’enfer carcéral ?

Le ministre de la Justice, Yaya Kairaba Kaba, a effectué une visite à la Maison centrale de Conakry, où il a déclaré que « nos détenus doivent dormir sur des lits et matelas modernes », ajoutant que « la prison n’est pas un mouroir ».

Des paroles pleines de bonnes intentions… mais qui sonnent comme une mauvaise blague dans un pays où les prisons sont synonymes de surpopulation, de torture et de conditions inhumaines.

Si la justice guinéenne n’était pas une machine à broyer les opposants politiques, on aurait pu croire à un véritable engagement. Mais la réalité est toute autre : cette déclaration ressemble davantage à un coup de communication qu’à une réelle volonté de réforme.

La Maison centrale : une prison politique plus qu’un centre de réhabilitation

Depuis l’arrivée du CNRD au pouvoir, la Maison centrale de Conakry est devenue un véritable cimetière judiciaire.

Et pourtant, il a fallu attendre 2025 pour que le ministre de la Justice « se rende compte » que les prisons ne doivent pas être des mouroirs.

Hypocrisie ou naïveté ?

Si le ministre veut vraiment réformer le système carcéral, alors pourquoi :

Parler de « lits modernes » alors que des prisonniers meurent faute de soins, c’est comme repeindre les murs d’une maison en feu : totalement absurde et indécent.

Une justice à deux vitesses

Ce qui est frappant, c’est que le sort des détenus n’intéresse le gouvernement que lorsqu’il s’agit de faire de belles annonces.

Si le CNRD voulait réellement humaniser les prisons, il commencerait par garantir une justice équitable et mettre fin aux détentions arbitraires.

Une déclaration qui ne trompe personne

Le peuple guinéen n’est pas dupe. Ces déclarations n’ont qu’un seul but : soigner l’image du régime et donner l’impression que la junte se préoccupe des droits humains.

Mais tant que les prisons resteront des outils de répression politique, tant que la justice restera sous influence, et tant que des innocents continueront d’y être envoyés sans procès équitable, aucun matelas moderne ne pourra masquer l’injustice et l’oppression.

Car ce ne sont pas les lits qui font des prisons un enfer, mais bien ceux qui y envoient arbitrairement des innocents.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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