Propagande électorale : le régime force la main à l’opposition
La mascarade continue ! Alors que le CNRD tente toujours de vendre l’illusion d’une transition démocratique, la réalité est toute autre : une campagne électorale déguisée pour assurer un mandat à Mamadi Doumbouya.
Dans cette nouvelle phase de propagande, TMB (Taliby Dabo, Malick Sankhon et Bouna Sylla), trio politique acquis au pouvoir, ratisse large en menant une croisade dans les fiefs historiques de l’opposition. Objectif ? Faire croire que même les zones les plus hostiles au régime adhèrent désormais à la candidature du chef de la junte.
Mais à quel prix ? Pressions, intimidations, manipulation des foules… Tous les moyens sont bons pour fabriquer un soutien artificiel à Doumbouya.
Une campagne électorale déguisée sous une transition qui traîne
Officiellement, le CNRD n’a pas encore annoncé que Mamadi Doumbouya sera candidat. Mais dans les faits, tout le pays est transformé en terrain de propagande pour sa candidature.
- Des tournées gouvernementales maquillées en « immersion auprès du peuple », mais qui ne servent qu’à préparer le terrain à une réélection déguisée.
- Une mobilisation d’État avec des ressources publiques utilisées pour promouvoir Doumbouya, alors que l’opposition est bâillonnée.
- Un verrouillage total de l’espace politique et médiatique, pour éviter toute contestation réelle.
Si ce n’est pas une campagne électorale anticipée, alors qu’est-ce que c’est ?
Les bastions de l’opposition dans le viseur du régime
Ce n’est pas un hasard si TMB s’attaque aux zones historiquement favorables à l’opposition.
Le pouvoir veut imposer un narratif trompeur : celui d’un Doumbouya plébiscité par tous les Guinéens, même dans les fiefs de ses adversaires politiques.
- Des meetings organisés avec des moyens colossaux pour impressionner les populations.
- Des pressions exercées sur les chefs traditionnels et leaders communautaires pour afficher un soutien forcé.
- Une tentative de réécriture de la réalité politique pour faire croire à un engouement populaire.
Mais ce que le régime oublie, c’est que l’adhésion de façade ne remplace pas la colère populaire.
Une tentative de passage en force qui risque d’exploser
La junte joue un jeu dangereux : forcer un soutien qu’elle ne possède pas, manipuler l’opinion, et tenter de faire croire que le pays adhère à une candidature déjà imposée.
Mais l’histoire l’a prouvé : les dictatures tombent toujours au moment où elles croient avoir tout verrouillé.
Les Guinéens ne sont ni dupes ni amnésiques. Ils savent qu’un pouvoir qui se maintient par la propagande et la répression ne fait que repousser l’inévitable : sa chute.
— conakrylemag


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