Conakry : Quand filmer devient un sport dangereux en boîte de nuit !
Il y a des histoires qu’on croirait tout droit sorties d’un scénario Netflix. Mais non, celle-ci s’est bel et bien déroulée à Conakry, avec une intrigue qui mélange boîte de nuit, téléphone portable et vie conjugale en péril.
Un night-club, une vidéo et un mariage en zone rouge !
Mabinty Cissé, marchande et réalisatrice improvisée, s’est retrouvée devant le tribunal de Dixinn pour une affaire aussi croustillante que risquée. Son crime ? Avoir filmé, à l’insu de Mariama Bangoura, une femme mariée, en pleine soirée au Night-Club Oxygène, avant d’envoyer la vidéo au mari de celle-ci… qui vit en Europe. Une livraison ultra-rapide, mais pas franchement appréciée.
Le résultat ? Un foyer au bord du gouffre, une audience au tribunal, et une nouvelle preuve que certains téléphones sont des armes de destruction massive.
L’histoire d’un piège bien tendu ?
Selon Mabinty, elle n’a pas agi seule : c’est le frère du mari qui lui aurait demandé d’immortaliser la scène et de faire parvenir la vidéo à son grand frère. Une mission acceptée sans trop se poser de questions, mais qui lui a valu un aller simple en détention préventive depuis le 17 janvier.
Lors du procès, Mabinty a plaidé l’ignorance :
« Je ne connaissais ni la plaignante, ni son mari. C’est par Messenger que j’ai envoyé la vidéo. Je regrette, je demande pardon… »
De son côté, Mariama Bangoura, la principale victime, a raconté son calvaire :
« Je me suis retrouvée filmée sans mon consentement. Pire, la vidéo a été envoyée à mon mari, qui m’a menacée. Aujourd’hui, mon mariage de 18 ans est en péril ! »
Un drame conjugal en 4K, qui risque bien de finir en séparation… et en condamnation judiciaire.
Et Lamine Diallo dans tout ça ?
Mohamed Lamine Diallo, le présumé commanditaire, est également en détention. Mais lui, il joue la carte du « je ne suis au courant de rien » :
« Je ne fréquente pas les boîtes de nuit. Je n’ai jamais envoyé de vidéos à mon frère, ni reçu celles de Mabinty Cissé. »
Une défense solide ? Peut-être… Mais dans cette affaire, la justice devra trancher entre la version du coup monté familial et celle d’un pur malentendu.
Moralité ?
Filmer, c’est bien. Demander avant, c’est mieux.
Une vidéo peut coûter un mariage, une liberté… et une réputation.
Les boîtes de nuit ne sont plus seulement des lieux de danse, mais aussi des terrains de jeux pour les détectives du dimanche.
En attendant le verdict, une chose est sûre : à Conakry, mieux vaut danser les mains vides que filmer les mains pleines… surtout quand on ne sait pas où la vidéo va atterrir !
— conakrylemag


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