Ramadan en Guinée : La flambée des prix, un rituel plus inévitable que le jeûne
À chaque mois de Ramadan, c’est le même scénario en Guinée : les prix des denrées alimentaires explosent, plongeant les ménages dans une souffrance économique insupportable. Cette année encore, le phénomène se répète, sous le regard passif du gouvernement qui, comme à son habitude, se contente de discours creux pendant que les commerçants s’en donnent à cœur joie.
Un marché livré aux spéculateurs, un État spectateur
Dès l’approche du Ramadan, les produits de première nécessité deviennent des articles de luxe :
- Le sac de riz, base de l’alimentation guinéenne, voit son prix grimper de façon incontrôlée.
- L’huile, le sucre et la farine suivent la même tendance, rendant l’alimentation quotidienne encore plus difficile.
- Les viandes et poissons deviennent des denrées presque inaccessibles pour les ménages à faibles revenus.
Face à cette flambée, le gouvernement multiplie les effets d’annonce, mais ne prend aucune mesure concrète pour protéger les consommateurs.
- Aucune régulation des prix.
- Aucun contrôle rigoureux des stocks et des circuits de distribution.
- Aucune pression sur les commerçants qui pratiquent la spéculation à grande échelle.
En somme, un laisser-faire total, qui prouve une fois de plus l’incapacité du régime à gérer les réalités économiques du pays.
Les classes populaires en première ligne de la crise
Pendant que les hauts dignitaires du régime remplissent leurs garde-manger sans se soucier des prix, les Guinéens ordinaires doivent choisir entre manger à leur faim et payer leurs factures.
Le salaire moyen en Guinée n’a pas bougé, mais le coût de la vie ne cesse d’augmenter. Résultat :
- Des familles réduisent la quantité et la qualité de leurs repas.
- L’accès aux produits de base devient une lutte quotidienne.
- Le Ramadan, censé être un mois de spiritualité et de solidarité, se transforme en un mois de frustration et de privation pour des millions de Guinéens.
Ce déséquilibre montre l’abandon total des populations par un État plus préoccupé par la propagande politique que par le bien-être de ses citoyens.
Un gouvernement plus rapide à réprimer qu’à protéger
Lorsqu’il s’agit de museler les opposants, le régime ne perd pas une seconde pour envoyer ses forces de l’ordre.
Mais face à une crise qui affaiblit la population entière, le pouvoir préfère fermer les yeux et laisser le chaos économique s’installer.
- Aucune politique de subvention des produits essentiels.
- Aucune action concrète contre les cartels de commerçants qui contrôlent le marché.
- Aucune anticipation de la crise, alors que le phénomène est connu et se répète chaque année.
Ce mépris pour les souffrances quotidiennes des Guinéens montre à quel point l’État est déconnecté des réalités du peuple.
Le Ramadan de la misère pour le peuple, le festin pour les dirigeants
Pendant que la majorité des Guinéens luttent pour nourrir leurs familles, les élites du régime festoient sans retenue.
- Les hauts cadres du gouvernement organisent des banquets dans leurs salons climatisés.
- Les généraux et ministres du CNRD s’affichent avec des repas copieux et des tables pleines.
- Les palais de Conakry continuent de briller, pendant que les quartiers populaires s’enfoncent dans la précarité.
Où est la justice sociale prônée par le régime ?
Où est la solidarité envers ceux qui peinent à joindre les deux bouts ?
Le CNRD, qui se vantait d’apporter une refondation, n’a rien changé aux souffrances économiques du peuple.
Jusqu’à quand ce cycle infernal ?
Si rien ne change, les Guinéens continueront à vivre cette tragédie économique chaque Ramadan.
Mais le peuple ne peut pas éternellement supporter ces injustices sans réagir.
Jusqu’à quand accepter que le marché soit livré aux spéculateurs sans aucune régulation ?
Jusqu’à quand laisser un gouvernement impuissant nous donner des promesses creuses sans jamais agir ?
Jusqu’à quand subir un pouvoir plus préoccupé par son maintien que par la survie de ses citoyens ?
Tôt ou tard, la colère du peuple rattrapera ceux qui l’ignorent.
Et lorsque ce jour viendra, aucune prière ne sauvera un régime qui a préféré nourrir ses poches plutôt que son peuple.
— conakrylemag


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