Deux militants d’un parti opposé à la prolongation du mandat du président congolais Joseph Kabila ont été condamnés à quinze ans de prison par un tribunal de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, à la suite d’une bagarre, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.
« Olivier Kabala et Eustache Mutombo ont été condamnés à 15 ans d’emprisonnement par le tribunal de grande instance de Lubumbashi », a déclaré à l’AFP leur défenseur commis d’office, Alexandre Ngoy.
Les deux hommes ont été arrêtés et incarcérés à la prison de Lubumbashi.
Lors de cette audience pourtant publique, aucun média – excepté la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), télévision publique – n’a été autorisé à accéder à la salle.
Olivier Kabala et Eustache Mutombo sont membres de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), parti de l’opposant Gabriel Kyungu wa Kumwanza, figure politique de la région du Katanga (sud-est).
Samedi à la mi-journée, une rixe avait opposé les deux hommes à leurs anciens camarades du parti, restés à la majorité, alors que les deux tendances se disputaient le contrôle de la gestion d’un parking de taxi-motos de la commune de Kenya, fief de l’opposant Kumwanza.
« Lors de cette bataille rangée entre les deux factions, on a enregistré des blessés légers. Il n’y a pas eu de blessés graves, ni de personnes tuées », a indiqué à l’AFP un officier de police ayant requis l’anonymat.
MM. Kabala et Mutombo ont été jugés dans la foulée dans la nuit de samedi à dimanche, et condamnés pour « tentative de meurtre », selon le greffe du tribunal.
L’Unafec est membre du G7, groupe de sept partis passés de la majorité à l’opposition au président Joseph Kabila en septembre dernier et qui soutient la candidature de l’opposant Moïse Katumbi.
« C’est un procès boutiqué et hautement politique », a réagi M. Ngoy, trouvant « suspect » que ses clients se soient retrouvés au tribunal « seuls au box des accusés ». Selon lui, « les prévenus encouraient une peine de six mois maximum ».
Le climat politique est tendu depuis des mois en RDC en raison de l’incertitude liée au très probable report de l’élection présidentielle censée se tenir fin novembre.
Jeudi, le chef de la mission de l’ONU en RDC a émis des doutes sur l’organisation de la présidentielle le 27 novembre.
L’opposition accuse M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, de manoeuvrer pour se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat en décembre.
AFP
— conakrylemag


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