RN1 bloquée : Une autoroute Coyah-Kindia ou une autre promesse en l’air ?
La Route Nationale 1 (RN1), qui relie Conakry à l’intérieur du pays, est devenue un cauchemar pour les usagers. Face à des embouteillages interminables et une infrastructure totalement inadaptée, des citoyens et transporteurs demandent la construction d’une autoroute entre Coyah et Kindia pour fluidifier la circulation.
Mais la vraie question est : le gouvernement de Mamadi Doumbouya est-il réellement capable de mener à bien un tel projet ou s’agit-il d’une nouvelle promesse qui restera au stade des discours ?
RN1 : Une route devenue un enfer
Chaque jour, la RN1 est paralysée par :
- Un trafic asphyxiant, particulièrement au niveau de Coyah et Kindia.
- Des infrastructures en ruine, avec des routes défoncées et mal entretenues.
- Un réseau routier incapable d’absorber la croissance du trafic, notamment avec l’augmentation du transport de marchandises.
Et pourtant, cette route est vitale :
- Elle relie Conakry à tout l’arrière-pays.
- Elle est essentielle pour l’économie et le commerce.
- Elle est le seul axe routier majeur pour des millions de Guinéens.
Malgré tout, aucune solution durable n’a été apportée depuis des années.
Un projet ambitieux… mais crédible ?
L’idée de construire une autoroute Coyah-Kindia pourrait être une solution, mais plusieurs questions restent sans réponse :
- D’où viendra le financement ? L’État guinéen, déjà en difficulté financière, pourra-t-il vraiment financer un tel projet sans s’endetter davantage ?
- Qui réalisera les travaux ? Avec les scandales de mauvaise gestion et de corruption dans les infrastructures, peut-on faire confiance aux autorités pour mener ce projet sans détournements ?
- Quel calendrier sera respecté ? Ou bien s’agit-il d’un effet d’annonce, comme tant d’autres projets jamais réalisés ?
Si la Guinée n’est même pas capable de réhabiliter correctement ses routes actuelles, comment peut-elle garantir la construction d’une autoroute moderne et fonctionnelle ?
Un gouvernement plus prompt à réprimer qu’à construire
Depuis l’arrivée du CNRD, on a assisté à une multitude d’annonces sur le développement des infrastructures. Mais quelles réalisations concrètes ont réellement vu le jour ?
- Les routes de Conakry sont toujours dans un état pitoyable.
- Le projet de route Boké-Kamsar est encore au point mort.
- Les promesses sur l’énergie et les infrastructures ne se traduisent pas par des changements concrets.
Pendant ce temps, le gouvernement dépense des milliards pour la sécurité, l’armée et la répression des manifestations, plutôt que d’investir dans des infrastructures vitales pour le développement du pays.
Si Mamadi Doumbouya veut prouver qu’il est différent des anciens régimes, il doit agir, et non simplement promettre.
Une question de volonté politique
La construction d’une autoroute Coyah-Kindia est un projet nécessaire et urgent, mais tant que le régime militaire privilégiera le contrôle politique sur le développement économique, les routes du pays resteront des pièges mortels pour les usagers.
Les Guinéens n’attendent plus de discours, ils veulent des routes, des ponts et des infrastructures dignes du 21ᵉ siècle.
Alors, cette autoroute verra-t-elle réellement le jour, ou finira-t-elle dans le cimetière des promesses non tenues ?
— conakrylemag


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