Simandou : le CNRD vend du vent et maquille de vieilles concessions en “avancées historiques”
Encore une fois, le régime de Mamadi Doumbouya tente d’embrouiller l’opinion publique avec une “victoire” économique totalement fictive. Le CNRD et ses communicants n’ont cessé de clamer haut et fort que la Guinée avait enfin obtenu 15 % de participation “gratuite” dans le projet Simandou, comme si c’était un exploit inédit.
Sauf que tout cela n’est qu’un gros coup de bluff. Comme l’a rappelé Dr Oumar Totiya Barry, expert du secteur extractif, ces 15 % ne sont pas une nouveauté du CNRD, mais un acquis du Code minier de 2011 et des négociations menées sous Alpha Condé, bien avant le putsch de 2021.
Autrement dit, le CNRD se vante d’avoir obtenu ce qui était déjà dans les textes et acté bien avant son arrivée au pouvoir. Un peu comme si quelqu’un trouvait un vieux billet sous son canapé et se déclarait soudainement millionnaire.
Quand la désinformation devient un mode de gouvernance
Le pouvoir militaire sait qu’il ne peut pas se vanter de sa gestion catastrophique du pays, alors il joue sur la manipulation et l’intoxication :
• On présente comme une avancée quelque chose qui existait déjà.
• On évite de publier les documents officiels, histoire que personne ne puisse vérifier les faits.
• On noie le poisson en parlant de “refondation”, alors que le pillage des ressources continue.
Le plus inquiétant ? La partie réellement négociée par le CNRD reste totalement opaque.
Simandou : à quel prix ont-ils bradé nos ressources ?
Si les 15 % obtenus dans les sociétés minières Simfer et WCS étaient déjà prévus depuis des années, ce que le CNRD a réellement négocié concerne la nouvelle société d’infrastructures ferroviaires et portuaires, la CTG.
Et là, c’est le flou total :
• Pourquoi l’État obtient-il soudainement 15 % d’actions “gratuites” dans une société financée par des emprunts ?
• Quelles sont les contreparties accordées aux multinationales en échange ?
• Ce deal va-t-il réellement profiter aux Guinéens ou juste à quelques privilégiés ?
Quand un régime refuse de publier les conventions qu’il signe, c’est généralement parce qu’il a quelque chose à cacher.
Le CNRD veut-il nous refaire le coup de Rio Tinto ?
Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement guinéen brade Simandou en toute opacité.
• En 2011, Rio Tinto avait accepté de verser 700 millions de dollars à la Guinée pour “sécuriser” ses blocs… une somme qui s’est évaporée sans laisser de trace.
• En 2020, le gouvernement Condé avait accordé l’exploitation des blocs 1 et 2 à Winning Consortium dans des conditions contestées.
Et aujourd’hui, le CNRD nous sert le même scénario : des annonces vagues, des chiffres balancés sans preuve, et aucune transparence sur les conditions réelles de ce “succès”.
Un écran de fumée pour cacher l’échec économique du CNRD
Pendant qu’on nous bassine avec cette prétendue victoire sur Simandou :
• Le coût de la vie explose, et les Guinéens peinent à manger à leur faim.
• Le franc guinéen se dévalue, et les petites coupures disparaissent du marché.
• Les infrastructures routières et électriques sont en lambeaux.
Mais tout va bien, on a 15 % de Simandou !
Quand le peuple va-t-il ouvrir les yeux ?
Le CNRD veut nous faire croire qu’il est en train de “récupérer” nos ressources, alors qu’il est probablement en train de signer des accords encore plus désastreux pour l’avenir du pays.
La seule question est : combien de temps encore les Guinéens vont-ils accepter ces mensonges ?
— conakrylemag


UFDG : un plan « B » pour reconduire à sa tête son leader historique, Cellou Dalein Diallo.
Guinée : On rêvait de Rawlings, on se réveille avec Doum-Biya
Guinée : Quand les Gardiens de la Liberté Deviennent les Architectes de la Censure
Avis de recrutement : le site d’informations conakrylemag.com recherche 1 journaliste/reporter!
4. Service de traduction en ligne
Pourquoi le bâtonnier s’acharne t’il contre des magistrats est-ce pour régler des comptes ?
Repoussées d’une semaine, les élections législatives et communales auront lieu fin mai 2026
Les gouvernements passent et se ressemblent (Par Tibou Kamara)
Nouvelle équipe gouvernementale