Sous le CNRD, la Guinée s’enfonce : insécurité, vie chère et colère populaire
La grogne monte et les langues se délient. Lors de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel, l’ancien parti au pouvoir, Kamissoko a dressé un réquisitoire sans concession contre le régime du CNRD, dénonçant l’explosion de l’insécurité et la dégradation vertigineuse du niveau de vie des Guinéens.
Trois ans après le coup d’État du 5 septembre 2021, le constat est accablant : la junte, qui se présentait en sauveur, s’est révélée être un fossoyeur.
Une insécurité galopante dans un pays sans repères
La promesse du CNRD était claire : rétablir l’ordre et garantir la sécurité des citoyens. Or, la réalité est tout autre :
- Banditisme en hausse, agressions, cambriolages en plein jour.
- Kidnappings ciblés contre les activistes et opposants politiques.
- Militarisation des villes, avec des forces de sécurité qui inspirent plus de peur que de confiance.
Sous couvert de transition, le pays est devenu un territoire de non-droit, où la répression politique est plus active que la lutte contre le grand banditisme.
Un pouvoir d’achat en chute libre
Si les Guinéens avaient des difficultés sous l’ancien régime, la situation est devenue cauchemardesque sous le CNRD :
- Prix des denrées de base en constante augmentation.
- Inflation galopante, sans aucune politique économique crédible.
- Coupures d’électricité à répétition, plongeant villes et villages dans l’obscurité.
Pendant que le peuple s’appauvrit, les dignitaires du régime continuent de mener la grande vie, se partageant les ressources du pays sous couvert de « refondation ».
Une transition qui ressemble à une impasse
Le RPG Arc-en-ciel, malgré son statut d’ancien parti au pouvoir, n’est pas le seul à dénoncer cette situation. La colère grandit partout :
- Les jeunes sont à bout, sans emploi ni perspectives d’avenir.
- Les commerçants étouffent sous la pression fiscale et l’instabilité économique.
- Les fonctionnaires sont abandonnés à leur sort, avec des salaires insuffisants pour survivre.
Et pourtant, le CNRD continue d’entretenir le flou sur la fin de la transition, repoussant sans cesse l’organisation d’élections crédibles.
Un pays à la dérive, un régime sans solutions
Les critiques de Kamissoko ne sont que le reflet d’un malaise profond qui s’étend à toutes les couches de la société. Le CNRD, malgré ses grandes déclarations, a échoué sur toute la ligne :
- Pas de réformes économiques sérieuses.
- Pas de stratégie de sécurité viable.
- Pas de perspectives claires pour le retour à l’ordre constitutionnel.
Jusqu’à quand les Guinéens vont-ils supporter cette situation ? La révolte gronde, et si le régime continue de mépriser les signaux d’alerte, il risque d’être balayé par la colère d’un peuple qui n’en peut plus.
— conakrylemag


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