Soutiens de Doumbouya : quand la politique vire à la voracité

« On a bien fait ! On va manger ! Celui qui n’est pas d’accord… »

Soutiens de Doumbouya : quand la politique vire à la voracité

En Guinée, la course à la loyauté envers Mamadi Doumbouya atteint des sommets de cynisme. Dernier exemple en date : Ismaël Baldé, fervent partisan du régime, qui n’a pas hésité à lâcher une déclaration pour le moins brutale :

« On a bien fait ! On va manger ! Celui qui n’est pas d’accord… »

Ismaël Baldé

Un aveu à peine voilé de ce que beaucoup soupçonnaient déjà : le soutien au pouvoir n’est plus une question de convictions politiques, mais un véritable festin pour ceux qui savent s’aligner.

Le pouvoir, une affaire de partage du gâteau ?

Si certains cherchent encore des principes dans cette transition, Ismaël Baldé, lui, a le mérite de la franchise. Il ne parle ni de refondation, ni de démocratie, ni même de développement, mais d’un pouvoir transformé en opportunité d’enrichissement personnel.

Loin d’être un simple dérapage verbal, cette déclaration reflète une mentalité de prédation qui gangrène le pouvoir. La transition, loin d’être une opportunité pour reconstruire un État fort, semble être une aubaine pour quelques-uns.

Un régime qui nourrit ses fidèles et écrase ses opposants

Depuis son arrivée au pouvoir, Mamadi Doumbouya et ses hommes ont systématiquement écarté toutes voix discordantes. Pendant que des figures de l’opposition croupissent en prison ou en exil, les soutiens les plus bruyants du régime se partagent les privilèges.

Ismaël Baldé ne fait que dire tout haut ce que le système applique déjà : en Guinée, le pouvoir ne se partage pas, il se consomme.

Jusqu’où ira cette arrogance ?

À force d’exhiber une telle impunité, le régime court un danger : celui de provoquer une révolte populaire. Car pendant que certains « mangent », la majorité du peuple s’enfonce dans la précarité et l’incertitude.

Mais l’histoire l’a prouvé : les régimes qui gouvernent dans le mépris et l’accaparement finissent toujours par payer le prix fort.

La vraie question n’est donc pas « qui va manger ? », mais plutôt : jusqu’à quand ?

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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