Suspension de l’UFR : le CNRD pousse encore plus loin la liquidation politique
Le régime de Mamadi Doumbouya poursuit son travail de démolition du paysage politique guinéen. Après la dissolution de 27 partis, c’est maintenant l’UFR qui est suspendue pour 90 jours par le MATD, sous un prétexte aussi flou qu’arbitraire.
L’Union des Forces Républicaines, parti historique ayant marqué plus d’un quart de siècle de lutte politique, dénonce une décision illégale et une violation flagrante du pluralisme politique.
Un pouvoir aux abois qui élimine toute opposition
La suspension de l’UFR n’a rien d’un hasard : le CNRD ne veut plus d’adversaires en face.
- Le RPG suspendu, l’UFR écartée, l’UFDG constamment harcelée… Qui restera-t-il pour faire face au régime ?
- Les partis politiques doivent-ils désormais obtenir un « certificat de soumission » avant d’avoir le droit d’exister ?
- Jusqu’à quand les Guinéens accepteront-ils cette mascarade ?
Le CNRD, un régime qui ne tolère que les applaudissements
Si l’UFR avait chanté les louanges du régime, si elle avait validé le glissement de la transition, si elle s’était contentée d’être une marionnette de façade, elle ne serait pas suspendue aujourd’hui.
Mais en Guinée, tenir tête au pouvoir est devenu un crime.
- Critiquez le CNRD, et votre parti sera suspendu.
- Refusez d’entrer dans la combine, et vous serez traqué.
- Réclamez des élections, et vous deviendrez un ennemi d’État.
Vers un parti unique déguisé ?
Peu à peu, le CNRD est en train d’éradiquer toute alternative politique, au point qu’une seule issue semble se dessiner : un maintien au pouvoir sous une forme ou une autre.
- Dissolution et suspensions massives des partis.
- Verrouillage total de l’espace politique.
- Aucune feuille de route claire pour la fin de la transition.
La junte veut-elle organiser des élections sans adversaires ? Ou mieux encore, veut-elle rester en place indéfiniment ?
Le silence du peuple, jusqu’à quand ?
L’UFR, comme d’autres partis, appelle à la mobilisation. Mais les Guinéens sont-ils encore capables de résister à cette dictature rampante ?
Car à ce rythme, si le peuple ne réagit pas, il finira avec un bulletin unique et un chef autoproclamé « élu démocratiquement ».

— conakrylemag


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