Taxe unique sur les véhicules : à partir du 1er avril, l’État va vous racketter… légalement
C’est désormais officiel : à partir du 1er avril 2025, les contrôles pour le paiement de la Taxe Unique sur les Véhicules (TUV) vont s’intensifier sur toute l’étendue du territoire national. Et attention, ce n’est pas un poisson d’avril. C’est la dernière trouvaille du régime pour saigner à blanc des citoyens déjà à bout de souffle.
Car dans un pays où les routes sont des champs de ruines, l’entretien inexistant, la sécurité routière aléatoire et les infrastructures délabrées, on vient vous imposer — pardon, vous “rappeler” — qu’il faut payer religieusement une taxe sur votre voiture, moto ou camion, sous peine de sanctions immédiates.
Le plus fort dans tout ça ? L’État vous fait payer pour un service qu’il ne rend même pas. Une escroquerie légalisée. Un braquage administratif avec reçu en bonne et due forme.
Un État défaillant qui vous taxe comme un État performant
Théoriquement, une taxe sur les véhicules sert à financer :
- l’entretien des routes,
- le marquage au sol,
- les feux tricolores,
- la sécurité routière,
- la signalisation.
Mais en Guinée ? Où va cet argent ?
- Certainement pas pour boucher les nids-de-poule qui font ressembler Conakry à un champ de bataille.
- Ni pour repeindre les lignes effacées depuis 2007.
- Encore moins pour améliorer le transport public ou sécuriser les axes.
Non, la TUV version 2025, c’est juste un impôt de plus sur la misère, une ponction sans contrepartie, une punition collective infligée à tous ceux qui osent posséder un engin motorisé dans ce pays à la dérive.
Les vrais voyous de la route sont en costume-cravate
Les autorités parlent de « justice fiscale ». Mais que fait-on des cortèges de véhicules administratifs sans plaques, sans TUV, sans assurance ? Que dire des gros bras du régime, des barons de la junte, des généraux en 4×4 V8 qui roulent à contresens avec gyrophare, sans jamais être inquiétés ?
Ils ne seront pas contrôlés, eux.
Ils ne paieront rien.
La TUV, c’est pour les gueux, les taxis, les petits commerçants, les enseignants, les fonctionnaires à deux salaires.
Bref : pour ceux qui n’ont pas les bons contacts ni les bons bras.
Un État qui ne rend rien mais exige tout
Il n’y a pas d’électricité constante, pas d’eau potable en réseau, pas d’assurance sociale digne de ce nom, mais il faut payer. Toujours payer. Encore payer.
Et attention, à partir du 1er avril, des patrouilles sont prêtes à vous arrêter, vous verbaliser, vous confisquer, peut-être même vous tabasser pour “non-paiement de la TUV.” Parce qu’en Guinée, la répression fiscale est mieux organisée que la gestion des urgences médicales.
Ce n’est pas une taxe. C’est une provocation.
Car en plus de l’arnaque financière, il y a l’insulte morale. Faire payer une taxe sur la route à des citoyens qui prient pour ne pas mourir dans un accident évitable, c’est comme faire payer une prime d’assurance incendie à des gens que vous enfermez dans une maison en flammes.
Et le plus ironique ? Le tout commence le 1er avril. Le jour des blagues.
Mais là, ce n’est pas drôle. C’est tragique.
En Guinée, les routes sont impraticables, les véhicules meurtriers, les transports publics absents… mais l’État est au rendez-vous pour vous faire les poches.
Il n’entretient rien, ne construit rien, ne respecte rien — mais il exige tout.
Payez votre TUV, donc.
Et quand vous tomberez dans un trou de 40 cm en allant au travail, envoyez la facture… au ministère des Finances.
— conakrylemag


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