Tension palpable à la Maison centrale de Conakry suite à l’évasion et à la controverse des téléphones portables

Tension palpable à la Maison centrale de Conakry suite à l’évasion et à la controverse des téléphones portables

Dans le sillage de l’évasion spectaculaire de la Maison centrale de Conakry, qui a vu la fuite de quatre individus clés impliqués dans les tragiques événements du 28 septembre 2009, dont l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara, une situation alarmante a été mise en lumière. Une vidéo montrant le colonel Claude Pivi, qui fait l’objet d’une recherche active, avec plusieurs téléphones portables en sa possession alors qu’il était en détention, a circulé massivement sur internet, soulevant des questions sur la sécurité et la gestion de la prison.

«Qu’est-ce que je vous ai dit? (…) Quand je ne suis pas au pays, on pagaille »

Face à cette situation, le ministre de la Justice, Alphonse Charles Wright, a pris des mesures immédiates à son retour dans le pays ce mardi. Il s’est rendu directement à la prison pour exprimer son mécontentement et sa déception face à la négligence apparente des gardes pénitentiaires. Le ministre Wright a vivement critiqué le laxisme des gardes, soulignant les risques sécuritaires que représente l’accès à des téléphones portables pour les détenus, notamment pour ceux impliqués dans de graves infractions.

Dans un discours passionné, le ministre Wright a rappelé aux gardes les directives strictes concernant l’interdiction des téléphones portables en prison, mettant en évidence la capacité de ces appareils à servir d’outils de communication et d’action pour les détenus, ce qui pourrait potentiellement leur permettre de continuer à orchestrer des activités criminelles depuis l’intérieur de la prison. Il a souligné que la présence de cinq téléphones portables avec Pivi remettait en question le but même de sa détention.

Le ministre a également exprimé sa frustration face à l’absence de discipline et de responsabilité, pointant du doigt les failles dans le système qui permettent de telles infractions. Il a fait appel à la conscience professionnelle des gardes et a insisté sur l’importance de la confiance et de la responsabilité dans l’exercice de leurs fonctions.

La fermeté du ministre Wright a été claire : la complaisance et la négligence ne seront pas tolérées. Il a conclu en soulignant que de tels manquements érodent la confiance placée dans le personnel de la prison et que des mesures correctives seront prises pour assurer la sécurité et l’intégrité de l’institution pénitentiaire.

Cet incident soulève des questions cruciales sur la sécurité des prisons en Guinée et la nécessité de renforcer les protocoles pour éviter de futurs incidents qui pourraient compromettre la sécurité nationale et la justice.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

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