UFDG : autour de Cellou, la résistance s’organise — pendant que la junte rêve d’une opposition à genoux
Dans un climat politique guinéen de plus en plus verrouillé, l’UFDG resserre les rangs. Ce week-end, les fédéraux du Grand Conakry ont fait bloc autour de Cellou Dalein Diallo, dans une déclaration aussi lucide que combative :
« Ce n’est pas le moment d’abdiquer. »
Le message est clair, tranchant, déterminé. À ceux qui misaient sur l’effritement du parti, sur la fatigue des militants, sur la résignation de la base : la réponse est cinglante. L’UFDG, malgré la répression, refuse de se coucher. Et dans une Guinée où l’opposition est systématiquement muselée, ce simple acte d’unité vaut acte de résistance.
L’UFDG debout, malgré les interdictions, la diabolisation et les prisons
Cela fait plus d’un an que les activités des partis politiques sont suspendues en Guinée. Une décision autoritaire, imposée par une junte qui se rêve en « refondatrice » mais agit comme un régime de confiscation pure et simple du débat politique.
Et pourtant, l’UFDG continue d’exister. En ligne. Dans les réunions informelles. Dans les esprits.
Ses militants sont traqués, ses cadres harcelés, ses locaux surveillés. Mais le parti tient.
Pas parce qu’il est intouchable. Mais parce qu’il est incontournable.
Cellou Dalein, même en exil forcé, reste le principal opposant de cette junte. Et c’est bien pour cela que le CNRD cherche à l’effacer du paysage politique, coûte que coûte.
Le Grand Conakry sonne la mobilisation
Les fédéraux ne s’y trompent pas : ils savent que la junte veut étouffer l’opposition dans l’indifférence, par l’usure.
Pas de débats. Pas de manifestations. Pas de médias libres. Et bientôt, un référendum taillé sur mesure pour valider une Constitution déjà écrite en haut lieu.
Mais à Conakry, la base ne désarme pas. Elle refuse le silence. Elle refuse le repli.
Leur message est une gifle à tous ceux qui ont trahi, pactisé ou abandonné la lutte :
« Ce n’est pas le moment d’abdiquer. »
Pas face à un pouvoir illégitime.
Pas quand le combat pour les libertés est plus vital que jamais.
La peur change de camp : une junte crispée, une opposition qui tient
Ce qui dérange le pouvoir, ce n’est pas seulement Cellou Dalein. C’est ce qu’il incarne : la continuité d’un projet démocratique, l’ancrage populaire d’un parti structuré, et l’impossibilité de dissoudre l’opposition à coup de communiqués.
En face, la junte est fébrile.
Elle enchaîne les erreurs :
- elle réprime la rue,
- elle contrôle les fichiers électoraux,
- elle gracie les criminels en uniforme,
- elle annonce des référendums sans débat,
- elle prépare une présidentielle aux allures de plébiscite militaire.
Mais elle ne parvient pas à éteindre l’opposition.
Et surtout pas celle de l’UFDG.
Un Congrès en préparation : défi lancé au pouvoir
En toile de fond, le parti prépare son Congrès. Et ça aussi, ça inquiète le régime. Car derrière cette réunion politique annoncée, il y a un symbole puissant : l’UFDG ne se contente pas de survivre. Elle s’organise. Elle se projette. Elle construit.
Pendant que le pouvoir militaire navigue à vue, l’UFDG structure sa riposte. Ce Congrès, c’est un acte de souveraineté politique. C’est une déclaration implicite :
« Vous pouvez suspendre nos activités, mais pas notre légitimité. »
Unité, stratégie, résistance : le triptyque UFDG en 2025
Le parti a commis des erreurs. Il a connu des fractures. Mais il tient parce qu’il est enraciné dans une conscience populaire. Et en face, ce que propose la junte n’est qu’une suite de simulacres :
- une Constitution sans consultation,
- un fichier électoral bricolé,
- des élections qui arrivent déjà verrouillées,
- et une opposition qu’on tente de fragmenter.
Mais l’UFDG, elle, fait bloc.
Et tant que ce sera le cas, le rêve d’un régime sans contre-pouvoir restera un fantasme.
En Guinée aujourd’hui, refuser d’abdiquer est un acte de courage.
L’UFDG l’a compris.
Et Cellou peut compter sur ses fédéraux : la base est plus vivante que jamais.
Ce pouvoir peut tout suspendre… sauf l’espoir.
— conakrylemag


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