Affaire Abdoul Sacko : le silence complice du régime enfin dénoncé
Le Barreau de Guinée est sorti de son silence pour condamner l’inaction totale des autorités face à l’enlèvement, la torture et l’abandon brutal d’Abdoul Sacko. Un acte barbare qui, au lieu de provoquer une réaction immédiate du gouvernement, a été accueilli par un silence glacial, preuve de la dérive autoritaire du CNRD.
Quand un citoyen est kidnappé en pleine nuit, roué de coups, puis jeté en brousse comme un vulgaire sac à ordures, et que les autorités ne bougent pas, cela en dit long sur l’état de la justice et de la démocratie en Guinée.
Une justice aux ordres, un État complice ?
Le Barreau exhorte aujourd’hui la justice à réagir, mais peut-on encore attendre quelque chose d’un système judiciaire devenu le bras armé du pouvoir ?
- Pourquoi les autorités n’ont-elles toujours pas ouvert une enquête sérieuse ?
- Pourquoi le gouvernement tente-t-il de minimiser l’affaire alors qu’il s’agit d’une violation flagrante des droits humains ?
- Qui sont ces hommes qui kidnappent, torturent et disparaissent dans la nature sans être inquiétés ?
Le mutisme du CNRD ne laisse aucun doute : soit il couvre ces exactions, soit il en est lui-même l’instigateur.
Un régime qui bascule dans la terreur d’État
Depuis l’arrivée du CNRD, la Guinée est devenue un terrain de chasse pour les militaires et leurs sbires :
- Les opposants et activistes sont arrêtés sans mandat.
- Les voix dissidentes sont réduites au silence par la force.
- Les libertés fondamentales disparaissent sous les bottes d’un pouvoir qui se durcit.
Ce qui est arrivé à Abdoul Sacko aujourd’hui peut arriver à n’importe qui demain. Un État qui tolère la torture et l’arbitraire ne recule jamais… jusqu’à ce que le peuple se soulève.
Jusqu’où ira le CNRD avant l’implosion ?
Le Barreau de Guinée a lancé un avertissement, mais le CNRD écoutera-t-il ? Probablement pas. Comme tous les régimes autoritaires, il ne comprendra que lorsque la pression populaire et internationale sera insoutenable.
Mais une chose est certaine : le peuple guinéen a toujours su répondre à la répression. Et ce pouvoir, aussi brutal soit-il, finira par apprendre cette leçon… à ses dépens.

— conakrylemag


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