Aliou Bah en appel : un procès politique sous fond de mascarade judiciaire
Le verdict en appel du procès d’Aliou Bah, leader du MODEL, est attendu pour le 26 mars prochain. Après une première condamnation largement dénoncée comme étant purement politique, ce second round judiciaire n’aura probablement rien d’un exercice de justice équitable.
La vraie question n’est plus de savoir si Aliou Bah est coupable ou innocent, mais jusqu’où le CNRD est prêt à pousser la répression judiciaire pour museler les voix dissidentes.
Un procès qui pue la manipulation
Aliou Bah est l’un des rares leaders politiques à avoir refusé de se compromettre avec la junte. Il a dénoncé la dérive autoritaire du CNRD, critiqué l’absence de feuille de route claire pour la transition et appelé à un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Résultat ?
- Poursuite judiciaire express
- Condamnation précipitée
- Maintien en détention pour bien faire comprendre aux autres opposants ce qui les attend s’ils osent défier le pouvoir
Ce procès n’est pas une affaire de droit, mais une mise en scène pour justifier une répression politique.
Une justice à double vitesse
Pendant qu’Aliou Bah croupit en prison :
- Les véritables criminels économiques circulent librement.
- Les affairistes du régime prospèrent en toute impunité.
- Les militaires au pouvoir continuent de violer les lois sans la moindre inquiétude.
Si la justice guinéenne était réellement indépendante, elle devrait plutôt :
- Juguler les détournements massifs des ressources publiques.
- S’attaquer aux nombreux abus de la junte en place.
- Garantir un espace politique libre et équitable pour tous.
Mais non ! En Guinée, la justice ne frappe que ceux qui osent parler.
Le 26 mars, verdict déjà écrit ?
Peut-on espérer une décision juste ? Difficile d’y croire. Le régime veut envoyer un message clair : « soit vous vous soumettez, soit vous êtes écartés. »
Aliou Bah est un symbole de résistance politique, et c’est justement ce que le CNRD ne tolère pas.
Le peuple doit ouvrir les yeux
Aujourd’hui, c’est Aliou Bah. Demain, ce sera qui ?
- Jusqu’à quand les Guinéens accepteront-ils cette justice aux ordres ?
- Jusqu’à quand laisseront-ils le CNRD étouffer toute opposition sous prétexte de pseudo-procès ?
- Jusqu’à quand la peur servira-t-elle d’arme pour maintenir ce régime en place ?
Le 26 mars, la junte croit peut-être qu’elle aura le dernier mot. Mais l’histoire a prouvé que les dictatures peuvent enfermer les hommes, mais jamais leurs idées.
— conakrylemag


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