Aly Touré, le procureur qui se moque éperdument des Guinéens : « Vos critiques ? Je m’en fous royalement ! »

Aly Touré, le procureur qui se moque éperdument des Guinéens : « Vos critiques ? Je m’en fous royalement ! »

Il faut reconnaître à Aly Touré une qualité indéniable : l’homme ne manque pas de culot. Après avoir multiplié les poursuites spectaculaires, les arrestations arbitraires et les affaires douteuses qui ont durablement sali l’image de la justice guinéenne, voilà que notre brave procureur se permet maintenant d’affirmer haut et fort que les critiques ne l’affectent nullement. Une déclaration à la fois arrogante et révélatrice, qui en dit long sur le mépris total que ce régime judiciaire porte à l’opinion des citoyens qu’il prétend pourtant servir.

L’indifférence comme nouvelle stratégie judiciaire

« Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, cela ne m’affecte pas », voilà les propos provocateurs tenus par Aly Touré, ce procureur censé pourtant incarner l’impartialité et l’écoute. Une telle affirmation n’est pas seulement choquante, elle révèle surtout une dérive inquiétante : celle d’une justice devenue totalement insensible aux attentes du peuple. Aly Touré, visiblement satisfait de lui-même, affiche sans honte son indifférence face à une société civile qui ne cesse de dénoncer l’instrumentalisation flagrante du système judiciaire.

Mais à quoi bon écouter les critiques quand on a la protection absolue d’un pouvoir militaire aux ordres duquel on agit fidèlement ? Pourquoi s’embarrasser d’un semblant de décence quand il suffit de rester sourd et aveugle aux plaintes légitimes d’un peuple fatigué de subir une justice aux mains d’un régime autoritaire ?

Une justice sourde aux souffrances du peuple

Les propos d’Aly Touré sont particulièrement odieux lorsqu’on considère les réalités quotidiennes vécues par les Guinéens. Alors que la population demande à cor et à cri une justice plus transparente, plus équitable et moins politique, le procureur préfère répondre par une indifférence affichée. Il y a là une provocation indécente, un véritable crachat au visage des victimes d’une justice à deux vitesses, où les puissants échappent systématiquement aux poursuites pendant que les opposants et les citoyens ordinaires sont jetés en prison pour un oui ou pour un non.

Le procureur Aly Touré semble oublier que ces critiques ne sont pas de simples caprices de l’opinion publique. Elles expriment une réalité profondément douloureuse : celle d’un système judiciaire instrumentalisé, partial, aux ordres d’une junte militaire qui écrase sans scrupule toutes les voix discordantes. Sa réponse ? L’indifférence, pure et simple. Un aveu terrible de l’état d’esprit d’un régime pour qui la justice n’est plus qu’une arme de répression massive.

Le symbole d’une justice politique et partisane

En réalité, Aly Touré ne fait que confirmer ce que tout le monde savait déjà : la justice guinéenne actuelle n’est rien d’autre qu’un outil politique entre les mains du pouvoir en place. Ses déclarations illustrent à merveille le mépris souverain d’un système judiciaire qui, loin d’être indépendant, se contente d’exécuter aveuglément les ordres venus d’en haut. Le procureur n’a pas peur des critiques, tout simplement parce qu’il sait parfaitement que sa survie professionnelle ne dépend pas de la confiance du peuple, mais uniquement de sa loyauté à l’égard du régime militaire qui l’a placé à ce poste stratégique.

L’indépendance de la justice ? Une simple blague de mauvais goût aux oreilles d’Aly Touré. Lui-même est la preuve vivante que dans la Guinée actuelle, on ne devient pas procureur par son intégrité ou sa compétence, mais par son aptitude à ignorer les cris de ceux qu’on opprime au quotidien.

« Je m’en fous » : le cri du cœur d’une justice aux ordres

Ce « je m’en fous » implicite mais bien réel lancé par Aly Touré symbolise parfaitement la dérive autoritaire du régime militaire. Le procureur sait très bien qu’il peut agir en toute impunité. À quoi bon se soucier de l’opinion publique quand on peut tranquillement continuer à embastiller ceux qui dérangent, à fermer les yeux sur les abus des puissants, tout en prétendant servir une justice que personne, en réalité, ne respecte plus ?

En affirmant sans ambages que les critiques ne le touchent pas, Aly Touré crache ouvertement sur l’idée même de reddition des comptes. La justice guinéenne n’a donc plus aucune honte à s’afficher clairement comme une institution aux ordres, manipulée, instrumentalisée, assumant pleinement son rôle de bras armé d’un régime autoritaire.

Une arrogance qui risque de coûter cher

Mais attention, monsieur le procureur : à force d’afficher aussi clairement votre mépris envers la société guinéenne, vous risquez fort de réveiller un jour un peuple dont la patience a déjà été trop mise à l’épreuve. Aujourd’hui, vous dites vous moquer éperdument des critiques, convaincu que votre position est intouchable. Mais demain, lorsque la colère populaire finira par éclater, vous pourriez bien vous retrouver subitement très seul face à ces mêmes critiques que vous ignorez avec tant d’insolence aujourd’hui.

Ne vous y trompez pas, monsieur Aly Touré : la justice véritable finit toujours par rattraper ceux qui la bafouent avec autant d’arrogance et de cynisme. Ce jour-là, il se pourrait bien que vous réalisiez enfin à quel point les critiques que vous méprisez aujourd’hui avaient raison.

Conclusion : Aly Touré ou l’incarnation d’une justice en faillite morale

Les propos du procureur Aly Touré ne sont pas seulement scandaleux, ils incarnent parfaitement l’état de décomposition morale dans lequel se trouve aujourd’hui la justice guinéenne. Une justice devenue aveugle, sourde et insensible aux souffrances de son propre peuple. Une justice où les procureurs, au lieu d’écouter les critiques pour s’améliorer, préfèrent s’enfermer dans une indifférence arrogante, confortablement installés sous la protection d’un régime militaire qui piétine chaque jour les libertés fondamentales.

Aujourd’hui, Aly Touré peut fanfaronner à loisir, protégé par un système qu’il sert fidèlement. Mais demain, lorsque le peuple exigera enfin des comptes, c’est bien ce procureur arrogant qui devra expliquer pourquoi, face aux injustices flagrantes, il a préféré répondre par un cynique « je m’en fous ». Ce jour-là, monsieur le procureur, peut-être comprendrez-vous enfin le poids réel des critiques que vous balayez aujourd’hui d’un revers de main méprisant. Mais il sera certainement trop tard.

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

Author Signature for Posts

Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook
Quitter la version mobile