Bah Oury nie l’évidence : la junte fait campagne sans le dire !

Bah Oury en tournée : gouverner ou préparer le terrain pour Doumbouya ?

Bah Oury en tournée : gouverner ou préparer le terrain pour Doumbouya ?

Face aux critiques croissantes sur la « tournée en immersion » du gouvernement, le Premier ministre Bah Oury tente de calmer le jeu. « Nous ne sommes pas en campagne », assure-t-il, tentant de dissiper les soupçons selon lesquels cette tournée massive à travers le pays ne serait qu’une pré-campagne déguisée en faveur de Mamadi Doumbouya.

Mais dans un pays où chaque déplacement officiel se transforme en meeting pro-CNRD, difficile de croire à cette version. Le gouvernement joue-t-il la carte du dialogue ou celle de la propagande ?

Une opération aux allures de campagne électorale

Depuis plusieurs semaines, les membres du gouvernement sillonnent le pays, multipliant les promesses et les mises en scène de proximité. Partout, le même discours : le CNRD a fait du bien au pays, il faut continuer sur cette lancée.

Si ce n’est pas une campagne électorale, alors qu’est-ce que c’est ?

Bah Oury, un fusible pour Doumbouya ?

En cherchant à désamorcer la polémique, Bah Oury joue un rôle trouble. Lui qui s’est toujours présenté comme un homme de dialogue se retrouve aujourd’hui à défendre un exercice de communication à sens unique, où le pouvoir parle et le peuple écoute.

Son rôle semble clair : servir de caution démocratique à une transition qui, en réalité, prépare le maintien des militaires au pouvoir.

Autant de questions auxquelles Bah Oury peine à répondre, préférant nier l’évidence.

Vers une élection sans surprise ?

Tout porte à croire que la junte prépare le terrain pour imposer Mamadi Doumbouya comme « candidat naturel », après avoir verrouillé tout le processus électoral.

Si le pouvoir voulait organiser une élection crédible, il garantirait un accès équitable aux médias, une liberté de mouvement pour l’opposition, et surtout, il clarifierait dès maintenant la position de Mamadi Doumbouya.

Mais à la place, on assiste à une campagne qui ne dit pas son nom, où l’État se mobilise non pas pour organiser une transition démocratique, mais pour s’assurer de sa propre continuité.

Et pendant ce temps, Bah Oury tente de faire croire que tout ceci n’a rien d’électoral. Mais qui peut encore le croire ?

Binta Barry pour conakrylemag.com

PAR CONAKRYLEMAG.COM

— conakrylemag

Author Signature for Posts

Exprimez-vous ! Réagissez à cet article maintenant avec Facebook
Quitter la version mobile