Boubacar Yacine Diallo affirme que la presse guinéenne est libre : entre mauvaise foi et hallucination collective !
Décidément, les dirigeants guinéens rivalisent d’audace et d’hypocrisie pour tenter de faire avaler aux citoyens les contre-vérités les plus absurdes. Dernière en date : cette déclaration invraisemblable de Boubacar Yacine Diallo à Nzérékoré, affirmant sans sourciller que « la presse en Guinée est libre ». Un propos qui résonne comme une insulte directe aux nombreux journalistes, médias et citoyens régulièrement censurés, intimidés, voire arrêtés pour avoir simplement fait leur travail. Monsieur Diallo, où vivez-vous exactement ? Certainement pas dans la même Guinée que nous tous !
Une liberté de la presse imaginaire
À entendre Boubacar Yacine Diallo, on pourrait croire que la Guinée est devenue un paradis démocratique où les médias sont totalement libres, indépendants et protégés par l’État. Mais, sérieusement, de quelle liberté parle-t-il exactement ? Celle des médias fermés arbitrairement par le régime militaire ? Celle des journalistes convoqués régulièrement à la Haute Autorité de la Communication (HAC), menacés ou interpellés pour leurs opinions ? Cette liberté-là, monsieur Diallo, est une pure fiction !
Rappelons au président de la HAC quelques faits récents qu’il semble avoir totalement oubliés dans son euphorie propagandiste : des médias suspendus pour avoir diffusé des informations jugées « gênantes » pour le régime, des journalistes forcés à l’autocensure permanente, des rédactions soumises à une pression politique constante. Où est donc passée votre prétendue liberté, monsieur Diallo ?
La presse guinéenne sous surveillance permanente
Dans la Guinée de Mamadi Doumbouya, la liberté de la presse est devenue une triste farce. Les journalistes qui osent encore critiquer le pouvoir militaire ou dénoncer ses dérives sont systématiquement intimidés, censurés, voire traînés devant des tribunaux aux ordres. Combien de fois des journalistes ont-ils été convoqués, arrêtés, menacés simplement pour avoir exercé leur métier en toute indépendance ?
Mais visiblement, Boubacar Yacine Diallo préfère fermer les yeux sur cette réalité dérangeante. Pour lui, tout va bien dans le meilleur des mondes. Son aveuglement volontaire dépasse l’entendement et révèle à quel point il est devenu le porte-parole officiel d’une propagande médiatique destinée à masquer les dérives autoritaires du régime.
Une déclaration insultante envers les journalistes guinéens
Dire aujourd’hui que la presse guinéenne est libre constitue une véritable provocation à l’égard de tous les journalistes courageux qui risquent leur liberté et parfois même leur vie pour informer la population. Ces journalistes, contrairement à monsieur Diallo, ne vivent pas dans un confort administratif protégé par le pouvoir militaire. Ils sont confrontés quotidiennement à la censure, aux pressions, aux menaces physiques, et à la peur permanente des représailles.
Cette déclaration insultante traduit parfaitement le mépris profond de Boubacar Yacine Diallo envers ses anciens confrères, ceux-là mêmes qui refusent de se soumettre au diktat de la pensée unique imposée par le régime militaire. Honte à vous, monsieur Diallo, pour cette négation flagrante de la réalité !
Boubacar Yacine Diallo, gardien zélé de l’ordre médiatique
Mais soyons clairs : cette sortie médiatique de Boubacar Yacine Diallo n’est pas un hasard. En tant que président de la HAC, il est devenu le principal artisan de cette censure rampante et sournoise imposée aux médias guinéens. Il est lui-même le visage institutionnel de la mise sous tutelle de la presse, complice actif d’un régime autoritaire déterminé à étouffer toute voix dissidente.
Son discours à Nzérékoré n’est donc rien d’autre qu’une tentative maladroite de redorer l’image d’un pouvoir décrié de toutes parts pour ses attaques incessantes contre les libertés fondamentales. Mais personne n’est dupe : derrière ces belles paroles sur la liberté de la presse, se cache la réalité brutale d’un régime autoritaire où l’information indépendante n’a plus droit de cité.
Une liberté sous contrôle strict
Oui, monsieur Diallo, en Guinée, la presse est effectivement libre… libre d’encenser le régime militaire, libre de relayer sa propagande officielle, libre de fermer les yeux sur la corruption, les abus et les scandales politiques qui gangrènent le pays. Mais essayez seulement de critiquer ouvertement Mamadi Doumbouya, ses ministres ou ses décisions politiques, et vous découvrirez très rapidement les limites de votre soi-disant « liberté ».
Cette hypocrisie insupportable est devenue insoutenable pour tous ceux qui croient encore en la démocratie et aux libertés fondamentales en Guinée. La déclaration de monsieur Diallo résonne comme une gifle à l’ensemble de la profession journalistique, une provocation inacceptable qui ne peut rester sans réponse.
Boubacar Yacine Diallo, symbole d’une presse bâillonnée
En affirmant aujourd’hui avec aplomb que la presse en Guinée est libre, Boubacar Yacine Diallo révèle toute l’étendue de sa mauvaise foi et de son aveuglement volontaire. Il insulte tous les journalistes courageux qui, chaque jour, se battent au péril de leur liberté pour informer honnêtement le peuple guinéen.
Cette déclaration n’est qu’un triste rappel que la Guinée reste encore très loin d’une véritable liberté de la presse. La HAC, sous la direction zélée de monsieur Diallo, est devenue l’instrument privilégié d’une censure à peine déguisée, d’une propagande officielle étouffante, d’une répression systématique contre les voix dissidentes.
Les Guinéens, eux, méritent mieux qu’une presse soumise à un régime autoritaire, et certainement mieux qu’un président de la HAC qui refuse obstinément de voir la réalité en face.
Monsieur Diallo, cessez donc cette comédie absurde. Personne ne croit à votre prétendue liberté de la presse, et certainement pas les journalistes que vous tentez de bâillonner chaque jour. Vous êtes devenu, malgré vous, le symbole vivant d’une presse guinéenne sous contrôle absolu. Une triste réalité que ni vos discours creux ni votre mauvaise foi flagrante ne pourront jamais masquer.
— conakrylemag


UFDG : un plan « B » pour reconduire à sa tête son leader historique, Cellou Dalein Diallo.
Guinée : On rêvait de Rawlings, on se réveille avec Doum-Biya
Guinée : Quand les Gardiens de la Liberté Deviennent les Architectes de la Censure
Avis de recrutement : le site d’informations conakrylemag.com recherche 1 journaliste/reporter!
4. Service de traduction en ligne
Pourquoi le bâtonnier s’acharne t’il contre des magistrats est-ce pour régler des comptes ?
Les gouvernements passent et se ressemblent (Par Tibou Kamara)
Nouvelle équipe gouvernementale
Arrestation d’un cambiste au marché Niger : zones d’ombre autour de la détention de N’Diaye