CNT : Chambre d’enregistrement ou syndicat d’applaudissements ?
Le Conseil National de la Transition (CNT) vient de ratifier en bloc une série de conventions, accords et contrats. Une formalité expédiée avec la célérité d’un caissier validant des chèques en blanc. Mais soyons sérieux : qui a lu ces textes ? Qui a vérifié si ces engagements servent réellement les intérêts de la Guinée ? Ou mieux encore, qui ose poser la question ?
Un CNT docile, une démocratie en trompe-l’œil
Dans une République normale, la ratification de tels accords nécessiterait des débats rigoureux, des études d’impact et une consultation des citoyens. En Guinée, le CNT, censé jouer le rôle de gardien des intérêts nationaux, s’est transformé en simple chambre d’enregistrement des décisions du pouvoir.
Qui décide ? Certainement pas le CNT. Ses membres, triés sur le volet par la junte, ne sont là que pour entériner ce qui a été décidé ailleurs. On débat pour la forme, on lève la main pour la soumission, et on passe à autre chose.
Des accords pour qui ?
La vraie question est de savoir qui profite de ces accords et conventions. Car derrière ces signatures en série, on retrouve souvent des contrats obscurs avec des partenaires étrangers, des concessions minières bradées et des engagements financiers qui lieront le pays sur des décennies. Mais comme d’habitude, l’opacité est la règle.
Le peuple, lui, ne saura jamais à quel prix ces contrats sont signés. Et lorsque les conséquences arriveront – dette colossale, spoliation des ressources, réformes imposées par des bailleurs sans scrupules – les mêmes qui ont ratifié ces accords feront mine de découvrir la catastrophe.
Une transition ou une transaction ?
Le CNT continue de prouver qu’il n’est qu’un instrument au service d’un pouvoir en quête de légitimité. Mais à force d’agir en exécutant docile, il confirme une chose : nous ne sommes pas en transition démocratique, mais en pleine transaction d’intérêts privés sous couvert d’État.
Les Guinéens ne veulent pas d’un CNT qui ratifie en série. Ils veulent des élus responsables, capables de défendre leurs droits et leurs ressources. Mais pour cela, il faudrait un vrai Parlement. Et pour avoir un vrai Parlement, il faudrait une vraie démocratie. Autant dire que ce n’est pas pour demain.
— conakrylemag


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