Dissolution et suspension de partis : le CNRD passe à la vitesse supérieure dans la liquidation politique
Le régime de Mamadi Doumbouya vient de franchir un cap dans sa dérive autoritaire : 27 partis politiques viennent d’être dissous, et 28 autres, dont le RPG et l’UFR, sont suspendus.
Traduction ? Le CNRD ne veut plus d’opposition, même symbolique. Plutôt que d’organiser un véritable débat politique, la junte choisit d’écraser toute forme de contestation.
Un prétexte cousu de fil blanc
Officiellement, ces partis ont été dissous ou suspendus pour “non-conformité aux exigences légales”.
Quelle belle blague ! Qui peut croire que l’administration qui gère le pays avec un amateurisme absolu se soucie soudainement de la régularité des partis politiques ?
Si l’État guinéen voulait réellement assainir le paysage politique, il commencerait par :
• Rétablir un cadre démocratique sain, où les partis peuvent fonctionner librement.
• Fixer un calendrier clair pour les élections au lieu de jouer la montre.
• Cesser d’utiliser la justice et l’administration comme des armes politiques.
Mais non ! Le vrai but de cette purge est simple : empêcher toute organisation crédible de s’opposer au pouvoir.
Le RPG et l’UFR dans le viseur : un plan bien rodé
En suspendant le RPG (ancien parti au pouvoir) et l’UFR de Sidya Touré, le CNRD envoie un message clair : aucune force politique capable de rassembler ne sera tolérée.
Pourquoi ces deux partis ? Parce que :
• Le RPG garde encore une base solide et peut mobiliser massivement.
• L’UFR reste un acteur influent, surtout dans certaines sphères stratégiques.
• Le CNRD veut liquider toute possibilité d’alternance avant même de parler d’élections.
Une dictature qui s’assume de plus en plus
Dissoudre des partis sans aucun débat démocratique, c’est un aveu de faiblesse. Le pouvoir sait qu’il ne peut pas gagner une élection libre, alors il préfère éliminer ses adversaires avant même que le match ne commence.
La Guinée n’est plus en transition, elle est en pleine confiscation du pouvoir.
Un peuple laissé sans alternative
Avec cette décision, le CNRD veut imposer un choix unique : le sien.
• Les Guinéens n’ont plus le droit d’organiser une opposition structurée.
• Les partis historiques sont balayés d’un revers de main.
• La route est ouverte pour une transition sans fin… ou une candidature surprise du général.
Et après ?
• Demain, ce sera quoi ? L’interdiction pure et simple des partis restants ?
• La répression ouverte des militants ?
• L’invention de nouvelles lois pour justifier l’éternisation de la junte ?
Le CNRD pense peut-être qu’en écrasant l’opposition, il assure sa survie. Mais l’histoire a prouvé que les dictatures finissent toujours par être rattrapées par la colère du peuple.
Un régime aux abois qui prépare sa chute
Quand un pouvoir en arrive à interdire l’opposition plutôt que de la combattre politiquement, c’est qu’il n’a plus rien à offrir.
Le CNRD peut bien dissoudre tous les partis du pays, mais il ne pourra jamais dissoudre la soif de liberté des Guinéens.
— conakrylemag


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